I. 'étoile oui du gouffre illuminait lacnMc
Il avait liispaiu, ce doux phare des cieux,
Kt la nuit du uéani, seule, aveuglait ses veux.
• Courage! disait-il; car Dieu veut que Tu vives, Pauvre fonmie ! » Kt, perçant les ténèbres nubsives,
Il cherchait un nouveau cbcuiin, en s'élunnant De retrouver chex lui l'espoir en le donnant...
Tout à coup un air pur, une réfesle cDIuve, l.es baumes de la mer qui baigne le Vésuve l'esccndenl dans te goulTre. cl ce paifum si doux, Mv'ssager de la vie, arrive aux deux époux.
« Ce n'est point une enxur, di»-moi, ma bicn-aiinéc, S'écrie Antonio, c'est la brise embaumée.
C'est le souffle du golfe!... — Oui, je le reconnais.
Dit la femme; fi mon Dieu! dans cet air je renais!... » Alors, renouvelant son haleine épuisée,
Lejeune époux monta par une route aisée;
Kt quel nouveau bonheur vint éclater en eux
Quand ils virent le ciel, i'horixon lumineux.
Toute la pompe enfin dont Naples se décore Sous les premien rayons de la naissante aurorel « Dieu, sVcriérenMls, a pris pitié de nous,
II nous rendà la viel > Kt. tombant àgenoux,
Ils mêlèrent leurs voix i ces concerts sublimes Qui montent des vallons, des arbres, des abîmes.
Pour dire i la nuit sombre un magnifique adieu,
Et bénir le soleil, qui représente Dieu.
MLTIX.
(Sll« Oil um ti(M 4 rgof«<»n. fai w rinf-M uOmt S**!}# ftmt r<g«ntef.)
Vous pouvex regarder, mes sœurs, comme notoire,
Une nx>roliié qui sort de cette histoire;
La voici: — Deux époux, deux jeunes amoureux, Savourant le bonheur si rare d'étre iieureux,
Doivent être prudents, doivent veiller sans cesse Sur tous leurs premiers pas, veiller sur leur jeunesse, Coumve l’avare fait, quaud il garde si bien L'n Drécicus lrésr>r qui ne lui sert à rien.
U fortune est jalouse, elle est femme ; infidèle A tous ses favoris lorsqu'ils abusent d'elle;
Il faut bien la soigner quand on la lient. Ainsi,
Mes sœurs, quand vous aurez un jeune époux aussi,
Kt qu'il vous aimera d’uu amour moyen âge,
Comme on n’cu trouve plus dans notre voisinage.
De loin méfiez-vous des mirages d'azur;
Méfi(.^-vous des flots, le rivage est plus sûr.
N'allez pas dans un gouffi c, où de ténébreux voiles Vous cachent le soleil et les saintes étoiles.
Vivez au doux éclat de la nuit et du jour,
Kntrc deux horizons, cadn? d'or de iVmour;
Vivez ^ns vos jardins, où l'atmosphère est douce,
Près d'un lac dont le flot jamais ne sc courrouce.
Et, sans poser partout un pieJ trop tiasarüeux,
Duos ce monde si beau D’admirez que vous deux