‹ La grotte de la Falaise vaudeville en trois actesChapitre 13 sur 45 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

^ Mêmes, GROSSLIPPE.

grossLippe. ***** Vous voilà Uiusréuuîs...

Eh bien ! pas de table, pas de siège j>our le magistrat I . . . Dé|)êchons-nous, je suis pressé de vous expédier.

DAMEL, <1 Clete et d Berthe. l a plus belle table, lu meilleur fauteuil pour maître Grosslippe. ( Clète , Berthe et deux paysans entrent dans lu maison.)

GROSSLIPPE, apercevant Daniel. Ah! tu es encore ici, Da....

DAMEL, lui fermant la bouche et d toûc haute. Imprudent... qu’csl-ce que vous allez dire?... (À Max qui est resté.) Va donc aider la fiancée, Daniel. [Max rentre dans la chambre.)

GROSSLIPPE, étonné. Hein! {Regardant Max qui entre dans ta maison. j Qu'est-cc qnc c’est que celui-là ?

* Jodoque, Max. Clète, D>ni«t, Berthe.

'* Mat, Jodoque, Daniel, Berthe. Clète.

•" Jodoque, Mat, Daniel, Herihe, (Hèle,

Mat, Jodoque, Daniel, bertlie. Ciele, *

***** Mit, Giwstlippe, Daniel, llrrthe, Claie.

* Mai, Gros.lippe, Daniel.

DANIEL. C’est Daniel... le marin... du village dTIhach.

crosslippk. Tu as le frout de me soutenir!...

damel, ù demkoûr. Il y va de votre tète !

GROSSLIPPE, reculant. Miséricorde t

damel. Je vais vous expliquer ça... (Atur invités.) Excusez... comme ami du marié, je i règle les ariicles du contrat avec monsieur le bourgmestre. [Il attire tirosstipiw dans un coin.)* Entre nous, ie conviens que ledit Daniel, natif du village d’Ulbacb , c’est | moi. .

grosslippe. Je le savais bien... j’ai léga- | lisé les papiers.

Daniel. Mais pour tout le monde, il faut que ce soit l’autre.

c.nossLiPPE. Kt pourquoi?

DANIEL. Farce que c’vst le prisonnier français que l'on veut fusiller.

GROSSLIPPE. C’est lui! mais alors, je n'ai plus qu'à..,

Daniel, l’interrompant . Vous n’a Ve/, plus qu'à le marier avec Ikrtlie, ma promise, sous l'intitulé de Daniel.

GROSSLIPPE. Lu faux mariage !

DANIEL. .Moins que cela : un mariage complètement nul, un mariage sans valeur qui n'engage personne, et qui donne seulement au prisonnier le tenijw de pouvoir se sauver sans être reconnu.

GROSSLIPPE. Par exemple!... Si je me permettais une pareille extravagance, le commandant de la forteresse .<ue destituerai! et me ferait emprisonner.

Daniel. C'est piésumali!>\.. Mais si vous vous y refusez, et que mon ami .Max en soit 1 victime, demain, les Français, qui seront maities de l’ile, vous fusilleront à votre tour jxmr avoir livré relui que vous pouviez sauver... C'est positif... vous consentez?

GROSSLIPPE. Je ne dis pas encore oui...

Au moins, si je savais au juste qui sera vainqueur.

DANIEL. Vous ne dites pas non. (Haut.) Vivat! tout est réglé... place à monsieur le bourgmestre. ( Une table et un siège ont été apportés. Grosslipj \e r a s'asseoir à la table. ) **

RERTHE, à Daniel. Eh bien?

DAMEL, haut. Eli bien 1 on va signer votre contrat de mariage, mes enfants.

Max. J’épouserais Berthe !

Daniel, à demi-voix. Pour aujourd'hui...

demain, tu reprendras ton nom et je reprendrai ma femme. (Il va près de Berthe.)

CLÈTE, à part. Quel amour d’homme que ce Daniel! (Elle soupire.) Ah!

JODOQUE, par la croisée de la chambre , mon/raui son panier. *** J’ai reronnuis mon lapin et trouvé une fameuse idée. .. Le marié ne passeta pas chez lui la nuit de ses noces I

GROSSLIPPE, jetant la plume comme s’il ne pouvait se décider d écrire. Non. .. ce n'est pas possible !

* Daniel. Grw «lippe.

** Daniel, Mat, Bnlhe, Growlippe.

*** Mat, Grosslippc, Damai, ItarUia, Clèér, Jo-

daniel. Plaît-il? cetto plume- là ne vaut rien ? en voilà une autre. (A voix basse, à (îrosslippe.) Songez que la Frauce vous regarde.

GROSSLIPPE. Tais-toi ! tu ine fais perdre la tête.

Daniel. Au contraire, j’en sauve deux.

(A Berthe et à- Max.) Approchez, jeunes fiancés; et nous, chantons leur félicité.*

CHOEUR

Am : Vin, vi es l’ Italie,

Vit», riva T maria#*.

Que T bonheur toit leur partage,

Et puiaaent dans leur ménage Le* atnnur*

Régner toujours !

(Pendant te eturur, Berthe et J tas, eiyninl leur contrat.)

tous. Vivent les mariés !

Page 1