SCÈNE V
DANIEL , CLÈTE.
Daniel, à part. Maintenant, il n’y a plus que l'autre qui me gêne... je vais me débarrasser d'elle.
* Max, Daniel, Barthe, Clète.
'* Daniel, Max, Berthe, Clète.
’** Mar, Berthe, Daniel, Cttle.
clète, à part. Il s’agit d'avoir l’œil sur lui.
Daniel. Vous êtes une bonne fille, vous, Clète. . .
clète. Pas mauvaise. .. D?me, on lient à vous ressembler, vous êtes un si bon garçon.
Daniel. Je suis bien sûr que si je vous priais de me faire une commission...
clète. J’aurais de In peine à vous refuser quelque chose. . . c'est vrai.
DANIEL D’ailleurs, je ne veux pas vous envoyer bien loin, il ne s’agit que d’aller jusque chez nous.
' clète. Pour quoi faire?
Daniel. Chercher un objet que j’y ai oublié... lui- même , Idtant ses poches. ) Qu’cst-ce que ça pourrait bien êiro ?
clète , fl part. Il n'est pas bien sûr de ce qu’il veut.
Daniel Ah ! parbleu ! ma pi|ie. . . ma vieille bouffarde dont je ne peux pas nie passer.
clète. Si ce n’est que ça qui vous manque.
Daniel. Que ça, dites-vous t On voit bien que vous n’étes pas une fumeuse.
CLÈTE. Je veux dire que vous n’en serez pas privé longtemps.
Daniel. Vous consentez à me rendre ce service-là. (.4 part.) Me v’Ià libre pour faire le saut périlleux. {Haut. J Ainsi, vous partez?
clète. Mieux que ça, je suisdéjà revenue.
Votre pipe, là voilà! ( Elle sort les pipe de la poche de son tablier. )
Daniel, à qui Clète présente la pipe. C’est ma foi vrai. .. Ahl Clète, une pareille attention... Ce n’est pas Berthe qui y aurait pensé.
clète. Elle est si occupée de son chagrin... il faut bien qu’une autre songe à vous.
Daniel, à part. Diable ! elle reste alors.. . et mon serment. . . Je ne {veux pourtant pas, devant elle. ..
clète. Vous cherchez encore quelque chose?
Daniel En effet.. . il manque l'essentiel...
une pipe demande du tabac. .. de sorte que vous voilà forcée de faire la course on question .
clète, fouillant dans sa poche. Pas davantage... j’ai la blague. {Elle la lui montre.) danlel, avec admiration. Elle a la blague!
clète. Et même le briquet.
Daniel Cette fille-là n oublie rien. ..
clète. Voyons, Ixaltcz-Ie, moi, pendant ce temps-là , je vais bourrer votre pipe.
Daniel Comment! vous sauriez. . .
clète. C’était mon ouvrage chez mon grand-papa.
damel. Elle bourre les pipes!... elle est parfaite ! !
cl Art.
Aist Un soir, dam U forêt prochaine.
Monsieur, puisqu'il faut vous l'apprendre,
Oui, j’ sui« bonne à plus d'un emploi.
Et le suri qui voudra m 1 prendre.
Je vous en donne ici ma foi,
N’ a'ra pas trop è plaindre avec moi.
iuüiel, «I part.
Au moment prochain de ma perte,
Devaut ce mianii enchanteur.
Je n* sais pas c* qui se passe en mon c«ur,
Mais je m' sens bien moins jaloux d* Bcrtbe.
Ah ! quoi regret!
Vis 1a femme qu'jr m' faudrait