‹ La Guérison Naturelle De La Syphilis AcquiseChapitre 22 sur 25 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

(obs. 71 de Schmidt).

P. P., née en 1874, infection inconnue, mari mort de paralysie.

1912 : peur et énervement (mauvaises conditions de vie); examen clinique : pas de signe path.; S. IW. +; liq. c. r. normal.

1921 : ne se plaint plus; examen clinique : pas de signe path.; S. W.—; liq. c. r. normal. |

Les recherches de ROEDER (1) auxquelles il a été fait allusion plus haut, concernent le traitement suivi par des syphilitiques atteints d’accidents nerveux ou viscéraux ou ayant simplement une réaction de Bordet-Wassermann positive sans aucun signe clinique. Il souligne les conséquences d’un traitement insuffisant, mais il signale toutefois que 26 malades non suffisamment traités, n’offraient aucun accident clinique, ni sérologique, à un examen pratiqué en 1929. Et il indique, de la façon suivante, quel a été le traitement suivi par ce groupe de malades.

(1) RoEper. Le frailement insuffisant au début de la syphilis. Thèse, Paris 1929.

La

Trois malades ont reçu un traitement buecal par le mercure,

N° 227, Svphilis en 1904. Liqueur de Van Swieten pendant un an.

N° 462, Syphilis en 1913. 5 ans de pilules. En 1919, deux séries de

N° 664, Syphilis en 1887. Pilules.

Dix malades ont reçu un traitement mercuriel :

N° 237, Syphilis en 1891. Injection de biiodure et iodure de potassium pendant 3 ans.

N° 396, Syphilis en 1899. Une année de pilules. Pendant 2 à 4 ans, injections d'huile grise et de bi-iodure.

N° 602, Syphilis en 1904. 6 injections intra-musculaires indéterminées séparées par 6 semaines de repos.

N° 457, Syphilis en 1910. Une seule série d’injections de sels de mercure solubles.

N° 673, Syphilis en 1910. Injections de benzoate de mercure et d'huile grise.

N° 944. Syphilis en 1891. Quelques séries d’injections de mercure et liqueur de Van Swieten pendant un an. En 1906, 40 injections de cyanure. De 1906 à 1925, une série de cyanure par an.

N° 16-76, Syphilis en 1917. Injections de mercure pendant 3 ans. En 1920, une série de 914.

N° 26-80 (Dispensaire Frascastor, à Broca). Syphilis en 1902. Injections mercurielles pendant un an. En 1908, 10 injections de Galyl. En 1918, injections de 914.

N° 26-80 (Dispensaire Fournier). Syphilis en 1908. Injections intramusculaires indéterminées pendant 2 à 3 mois.

N° 120-80. Syphilis en 1912. Quelques injections d'huile grise.

Deux malades ont reçu des injections de 606:

N° 370, Syphilis en 1910. 30 injections de bi-iodure, 30 injections de cyanure. En 1911, une injection de 606 intra-musculaire et une intraveineuse.

N° 15-80, Syphilis en 1912. Injections de 606.

Sept malades ont reçu des injections de 914 :

N° 358, Syphilis en 1913. A 3 reprises, 6 injections de 914 et injections de bi-iodure.

N° 443, Syphilis en 1912. 7 injections intraveineuses de 914.

N° 502, Syphilis en 1913. 10 injections de 914 4 mois après le début et 30 injections de cyanure.

N° 546, Syphilis en 1915. 3 injections de 914. En 1918, 4 injections intraveineuses indéterminées. En 1923, injections intraveineuses.

N° 148-79, Syphilis en 1917. Une série de 914, puis 3 à 4 injections de 914 par an. |

N° 144-80, Syphilis en 1916. Deux séries de 914 et injections de Galyl.

N° 42-81, Syphilis en 1920. Traité un an par des injections de 914.

Quatre malades ont reçu divers traitements :

N° 164-75, Syphilis en 1919, 7 injections de cacodylate de soude, 2 séries de 914, 12 injections de cyanure. En 1921, injections de Galyl. En 1923, injections de Quinby. En 1924, injections de Sulfar.

N° 174-75, Syphilis en 1899. Pilules et injections d'huile grise. En 1910, injections de 606. En 1925, deux séries de 914 et injections de Curalues.

N° 62-80, Syphlis en 1915. Deux séries d’huile grise, un an de repos, une série d’arsenic et 7 ans de repos. En 1927, trois séries de 914.

N° 104-80, Syphilis en 1917. 4 injections d’huile grise, 25 injections de cyanure, puis 4 injections d’huile grise. En 1919, 4 injections de 914 et 25 de cyanure, puis d’huile grise.

NAS Tous ces malades ont eu une roséole. \ Enfin un malade bien soigné par le mercure n’a eu aucun accident :

N° 45-76, Syphilis en 1917. De 1917 à 1922, 15 séries de 20 injections de cyanure. Quelques Quinby de 1925 à 1927.

Sans doute, certains de ces malades ont eu un traitement ou régulier ou déjà assez important. On peut aussi remarquer qu’il n’a été fait de ponction lombaire à aucun d’entre eux. Cependant, je crois qu’il était intéressant de citer cette suite d'observations car, de même que pour celles de Fucxs et de ScHMipt, les chances d’erreur qui sont le fait de leur brièveté sont, en partie, compensées par leur nombre.

En résumé, il semble que l’on puisse dire : 1° certaines syphilis non traitées guérissent (obs. I, XVII, XVIII, XXII, XXX). Certaines d’entre elles s’arrêtent au chancre, syphilis abortives (obs. IT et IIT). D’autres arrêtent leur évolution après les accidents secondaires (obs. IV, V et VI), ceuxci s’effacent plus ou moins vite.

Dans d’autres cas, l'infection se manifeste pendant des années mais diminue progressivement d'intensité (obs. VID.

2° Certaines syphilis très peu traitées guérissent :

soit par exemple, après un traitement mercuriel (obs. XVI, XX, XXI, XXIII, XXIV, XXVI XXVII XXIX:

soit à la suite d’un traitement mixte (obs. XII, XIV, XV, XIX, XXVIID.

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