‹ La guérison spontanée dans les luxations congénitales de la hancheChapitre 18 sur 18 · II. — Ces quérisons sont rares · texte numérisé non relu

II. — Ces quérisons sont rares

IE. — Dans les luxations bilatérales c’est l’abduction progressive d’un côté, dûe à l’adduction plus grande du côté opposé qui constitue le facteur Le plus important de cette quérison spontanée. Des quérisons ont été observées dans ces cas malgré des déplacements de 2 cm.

IV. — Dans les luxations unilatérales, Vabduction, la détorsion du fémur, les contractions synergiques des muscles et la rétraction capsulaire doivent entrer en ligne de compte.

V. — Dans les cas de hanches instables, la position écartée des membres, la détorsion fémorale, les contractions musculaires sont les principaux facteurs de qué-

risOn.

Conclusion pralique :

En raison de la possibilité des quérisons spontanées, certains auteurs se sont demandé si l’on devait systématiquement soumettre au traitement tous les

EN DES enfants atteints de luxations congénitales de la hanche. A ce point de vue nos conclusions sont les suivantes :

En ce qui concerne les hanches instables, 1} faut faciliter le processus de quérison spontanée en appliquant le traitement préventif (préconisé dans la thése “d'Hoffmann): maintenir les membres inférieurs en position écartée et empêcher l’hyperextension.

D'ailleurs dans ces cas il y a avantage pour d’autres raisons à attendre que Penfant soit un peu plus âgé pour pratiquer la réduction par la méthode non sanglante. ;

Pour toutes les autres luxations, la constatation de guérisons spontanées ne doit en rien modifier les indications thérapeutiques car :

1° Les quérisons spontanées sont extrêmement rares, au contraire l’évolution vers Paccentuation des difformités est fréquente.

2° Aucun caractère ne nous permel,lors des premiers examens, de reconnaître les hanches susceptibles de guérir spontanément.

3° Dans les cas de quérison spontanée l'affection fut plus longue que chez des enfants du même âge soumis au traitement.

Vu » Vus - Nancy, le 4 décembre 1920. Nancy, le 5 décembre 1920 Le Président de la Thèse, P. Le Doyen, FRŒLICH WEISS

Vu et permis d'imprimer :

Nancy, le 7 décembre 1920 Le Recteur de l’Académie, CH. ADAM ‘Membre, de l'Institut,

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