OCÉANIE
De divers diocèses de l'Océanie . . . 23.787 30
Total 8.115.473 07
Cette même année (1913), les Missions secourues sont au nombre de 363.
Depuis 1822 jusqu'en 1913, la France avait versé à l'Œuvre Fr. 255.188.391
Et les autres pays du monde entier. 162.275.390
Fr. 417.463.781
Ces chiffres parlent d'eux-mêmes. Et quand on nous dit que de hauts dignitaires ecclésiastiques opposent à la « France athée » la « catholique Autriche », nous sera-t-il permis, à nous, d'opposer cette manifestation pratique d'une foi généreuse, vivante et conquérante aux étiquettes plus ou moins reluisantes d'une religion égoïste et endormie? En tous cas, retenons ces deux chiffres : contre les 70.000 francs dus à la générosité austro-hongroise, c'est trois millions que verse la France, annuellement, à la Propagation de la Foi, sans parler de ce qu'elle donne par ailleurs en faveur de la même cause, non seulement pour ses propres colonies, mais pour toutes les terres infidèles; non seulement à ses propres missionnaires, mais à tous les missionnaires; non seulement en prélevant sur le superflu des riches et des grands, mais en recueillant sou par sou près des simples et des pauvres; non pas, enfin, en faisant de cette œuvre son œuvre unique, mais en soutenant en même temps son clergé, ses écoles libres, ses collèges, ses hôpitaux, ses milliers d'institutions de bienfaisance et d'apostolat (1).
Une autre œuvre, celle de la Sainte-Enfance, vient apporter aux Missions catholiques une aide supplémentaire, qui ne laisse pas que d'être considérable. Elle
(1) On repond que si l'Autriche connaît à peine l'Œuvre de la Propagation de la Foi, elle s'intéresse à la « Sodalité de Saint-Pierre Claver », fondée par la comtesse Ledochowska en faveur des missions d'Afrique. C'est fort heureux ; mais il n'y a vraiment pas de comparaison sérieuse n établir entre ces deux œuvres. On dit aussi que l'empereur d'Autriche faisait autrefois des dons importants pour soutenir celles des missions catholiques qui présentaient à ses jeux un intérêt national, en Albanie, par exemple. A ce compte, le Gouvernement français, si athée qu'on le représente, serait beaucoup plus catholique encore que s. M. l'empereur d'Autriche, car il donne beaucoup plus que lui pour les missions de S