‹ La guerre allemandeChapitre 29 sur 59 · Lo Lokül-Attzeiger du 11 novembre · texte numérisé non relu

Lo Lokül-Attzeiger du 11 novembre

A PROPOS DE h ANGOLA

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jiaval semble, au GommencemeDt de Tannée 1914, devoir se rapprocher. Le 4 février, a la commission, du budget dû Reichstag, Tamiral von Tirpitz déclare qu’il considère comme acceptable le rapport de IG à 10 proposé par TAn- <ï]eterre pour la force respective des flottes anglaise et aîlemaude. L’accord deviendra-t-iî une réalité f Demeurera-Lil dans le domaine des chimères? Personne encore ne peut le dire. Mais le fait seul qudl soit envisagé comme possible est un résultat suffisant pour la diplomatie ailemande. Les négociations engagées sur les autres questions pourront ainsi aboutir à de solides accords, gages d'une neutralité bienveillante, du moins le pense4-on en Ailemagne, au cas d'un conflit européen*

Les efforts immédiats de la Wjlbelmstrasse se concentrent donc sur les deux plus riches matières à tractations : TAsie turque et TAfrique portugaise*

Les colonies du petit royaume lusitanien n’ont pas cessé de faire Tobjet des convoitises allemandes. Que ce minuscule État, égaré à l’extrémité de TEuropo, dont la vie se ramène au culte d'un passé glorieux, ait conservé en Afrique d'aussi riches et d'aussi vastes territoires, le cerveau allemand se refuse a Tadmettre* L’Angola surtout a pris une exceptionnelle importance. Sa contigüité avec le Haut- Congo belge eo fait la route la plus directe pour atteindre k riche distrit minier du Katanga et son port de Lobito constitue le plus beau mouillage de toute la côte occidentale d’Afrique. Que l’Angleterre consente à adapter le traité qu’elle a conclu en 1898 avec TÂllamagne au sujet des colonies portugaises aux exigences d’une situation nouvelle, et un accord sera possible, qui donnera, dans une large mesure, satisfaction aux besoins d’expansion de l'Allemagne*

Le gouvernement anglais, en effet, fait preuve de la même bonne volonté que la France. Sans vouloir porter atteinte à la souveraineté du Portugal, son allié depuis de

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longues années, îl recherche avec les négociateurs mands, une formule qui donne satisfaction à tous intérêts ^ A Berlin, au moins d’après ce qu*ûn peut ei juger par les renseignements qui filtrent dans la pressele rêve d une emprise allemande sur fAfriqne centrait hante les imaginations.

Le i'"" février, îa voie ferrée qui, de Dar-es-Salam, sw f Océan indien, va rejoindre le lac Tanganyika à Gigomg se trouve achevée. La Gazette de VAllemagne du célèbre avec enthousiasme les espérances qu'on peat fonder: « On sait, dit-elle, que le chemin de fer belge remontant la rivière de fOukaga sera terminé vers le milieu de 1914* La ligne allemande prolongée par celte ligne belge et par la voie fluviale ICabalo-Bukuma, cous titne une nouvelle voie d'accès par l'est dans la région minière du Katanga. » Un journal moins oflicieL mais pour l’espèce très officieux, précise, et dispose avec un nait sans-gêne du bien d'autrui : « On va maintenant pon^ voir procéder à l’exploitation économique de Fimporhoi domaine du Katanga, dans le Congo beige, qui est un des éléments des négociations actuellement poursuivies entre Berlin et Londres'^* jj Mais si TAllemagne pouvait s’assurer la prépondérance sur la propriété du chemin de fer de Lobito-Bay au Katanga, elle tiendrait cette province entre les deux branches d'une formidable pince; il ne lui reste*

d, M. Bcrnardiiio Machado, présidont du Conseil et ministre tlei Aflaires étrangères a fait a ia Clianibre portugaise^ le et le 9 mai^ dyi4, des déclaraüons qui ne laissent aucun doute sur les intontloni de l'Angleterre de respecter la souveraineté du Portugal sur sk colonies.

Cette question dos culonies portugaises a fait, au cours de l'annét 1898, et pendant la guerre angle transvaalienne, l objet de nombreuses négociations restées à peu près ignorées,

2. Notamment dans une correspondance berlinoise do la GazüU dû Francfort du février 1914.

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