INTRODUCTION
alleinaEid veut routil indispensable à une « victoire certaine », Il est à peu près unanime à accepter les lois militaires de 1912 et de 1913, parce qu'ilen espère la réalisation de ses espérances.*. Il n'y a pas moyen de faire autrement^ semble-t-il dire. Il n'y a pas moyen, pense-'t-il en vérité, de faire son chemin dans le monde, sinon T épée à la main et au milieu de flots de sang.
ISt, son armée portée à son maximum de puissance, rAllemagne guette froidement « l'heure décisive », L'attentat de Sarajevo lui a apporté l'occasion si attendue, te Nous voilà enfin partis, dit le carnet d'un officier allemand, pour cette guerre tant désirée. »
Il y a donc eu un moment — la fin de 1911 — où dans la vîe de rAllemagne Tidée de la nécessité de la guerre s'est emparée du peuple presque tout entier, et à partir duquel, jusqu'au milieu de 1914, ce peuple a tendu tous ses efforts pour mettre dans son jeu tous les éléments susceptibles de lui assurer la victoire. C'est une histoire résumée et panoramique de cette période émouvante qu'on a essayé de tracer ici.
Tous les faits, tous les événements, tous les mouv^ements d'opinion qu'oii va lire sont connus et d'une vérification aisée. Les inductions tirées de leur rapprochement ordonné ou naturel, faites de prudence, le dénouement les a largement vérifiées.
L'auteur n'a essayé que d'y mettre un peu de ce
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iiiouvciiient dont la vie des peuples est animée ; car
les peuples ont un cœur et une âme, au moins autant
i que des intérêts. Au lecteur de juger si l’œuvre n’est
■ pas indigne de la grande et palpitante matière dans
i laquelle on a eu l’ambition de la tailler.
Paris, mai 1915.