Ihid., annexe n
L£ DÉFI
gouvernement allemand fait-il quelque effort dans ce sem, C’est ce que le Tsar fait remarquer h Guillaume II dans le deu3î:ième télégramme qu’il lui adresse dans cette journfe du 29 juillet, et O il, dans sa bonne foi, il va mêmejusqa’a parler d'arbitrage I
3fe7*ci^ dit Nicolas U, pour votre télégi'amme concilim et amical. Attendu que le message officiel prémii aujouj^d'huipar votre ambassadeur à ?non ministi'e èm conçu dans des te7*mes t?^ès différent s ^ je vous prie rfg m'expliquer celle différence. U serait juste de remelîn le problème austi^o-se^'be à la co7iférence de la Hayi J'ai confiance en uo^re sagesse et en vot 7 'e amüiéK
Le même jour Tempereur François-Joseph, dans un manifeste à ses peuples faisait une nouvelle fois, à la manière autrichienne, l’historique de ses relations amia Serbie, qu’il accusait d'avoir provoqué la guerre en rejetant ses (ï demandes modérées » ! f
A Berlin, le principe de la guerre européenne irrévoMhlement accepté, la certitude de la victoire régnait dans j les esprits. Un seul point d’interrogatiou créait un cerkÉD i malaise : quelle serait l’attitude de rAugleterre? M. dê Bethmann-Holhveg, après avoir vu rempereur, fit appeler ; sir E. Güschen : ’
tell me dit, raconte Tarnhassadeur britannique, quesili Russie attaquait l’Autriche, il craignait qu’une conflagra* tion européenne ne devint inévitabte, étant données les f obligations qu’imposait a l'Allemagne son alliance avet |
L Ce télégramme ne figure pas au Livre Bla/ie allemand* IU^(i publié le 31 janvier à Pétrograd par le Message^' officiel. U t\û rédigé en anglais. Comme il ne contient pas rindication de rheunai laquelle il a été expédié, il est malaisé de le situer dans la correî pondance télégraphique échangée entre Guillaume il etNicoliîll mais il semble qu'il se soit croisé avec le télégramme de GuillaunieD auquel il est, immédiatement auparavant, fait allusion*
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i’ Autriche, malgré les efTorts qu"il ne cessait de faire pour le maintien de la paiï.
n Ceci dit, il continua la conversation en offrant une forte enchère pour s’assurer la neutralité britannique. Il m (lit Que, selon sa conception du principe essentiel de ; la politique britannique, la (îrande-Bretagne ne consenti-
■ rai t jamais à se tenir h l’écart de façon k laisser écraser la France dans on conflit qui pourrait avoir lieu. Là, cepen^
■ dant, n’était pas le but de rAliemagne, Si la neutralité de la Grande-Bretagne était assurée, son gouYernement recevrait toutes les assurances que le gouvernement impérial c’avait pour but aucune acquisition territoriale aux. frais de la France, en supposant que la guerre s'ensuivît et qu'elle se terminât à l’avantage de rAllemagne ».
Mais sir E, Goschen connaissait trop bien rarrièrepensée des hommes d’Etat allemands pour ne pas deviner j où le chancelier voulait en venir :
^ « J’ai posé à son Excellence, ajoute-t-il, une question
au sujet des colonies françaises. Il me répondit qu’il ne pouvait s’engager d’une manière semblable à cet i égard, ü
G’était l’aveu que les colonies françaises devaient former fun des principaux bénéfices a retirer de la guerre par lAllemagne,
De ce côté le voile tombait complètement* On îe soulevait à demi seulement pour les autres questions intéressant ; l’Angleterre :
j « t^our la Hollande, poursuit l’ambassadeur, son Excel- ^ lence me dit que, tant que les adversaires de l’Allemagne : respecteraient Tintégrité et la neutralité des Pays-Bas,
I rAllemagne serait prête à assurer le gouvernement de Sa j .Majesté qu’elle en ferait autant. Les opérations que TAlle- I magne pourrait se trouver dans la nécessité d’entreprendre eu Belgique dépendraient de ce que ferait la France ; après la guerre, l’intégrité de la Belgique serait respec-
LE DEFI
tée si ce pays ne se rangeait pas contre rÂllemagnÊ»,^
Le plan de ]a ff guerre aliemande » s'avouait là emia raccourci saisissant. A ce point de sa réalisation, il n’étail plus temps, pour ses organisateurs, de reculer. Même si TAutriche, apercevant Tabîme oii son imprudence potnraiE la mener, devait manifester des velléités de transaction, l'Allemagne n’avait plus qu’un parti à prendre : fair^ sienne la querelle de son alliée.
C'est ce qui arriva en eflet
Le 31 juillet, dans îamatinée, rAutriche-IIoogrie décr^ tait la mobilisation de toutes ses forces. Au milieu de la même journée, la Russie répliquait par une mesure semblable. L'Allemagne à son tour déclarait Véiat de nmm& de gueî're (Kriegsgefahrzusiand), et s^opposait au règle* ment de la querelle austro-serbe par une conversation directe entre Vienne et Pétersbourg, acceptée dans /es deux capilales, sous prétexte que la mobilisation russe paralysait ses efforts modérateurs à Vienne s. Ce n’éUit plus rAuLriche qui repoussait le principe de rintervention de la Russie et de TEurope dans le règlement d’une affaii^ balkanique, c’était rAllemagne. Autrement dit TAIlemagfle évoquait à sa barre le procès austro-serbe et mettait délibérément TEuropeen demeure d’accepter ou son aM ou la guerre.
— Que fera la France en cas de guerre germano-russeî^j vint demander M. de Schœn au Président du Conseil.
— La France, répondit M. Viviani, fera ce que ses inté' rôts lui commanderont ^ »