‹ La guerre allemandeChapitre 43 sur 59 · Cotrespondance bTüaiirtique, pièce u · texte numérisé non relu

Cotrespondance bTüaiirtique, pièce u

Albih, Agadir-Sûl'ajevo,

LB DÉFI

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Le lendemain 28 juillet, l’Antriche-Hongrie déclare li guerre à la Serbie; une guerre à l'issue de laquelle elles refuse, d’accord avec l’Allemagne, à promettre quellem respecterait pas l’indépendance de sa victime. Et ce mêins jour, à 10 h. 43 du soir, alors que l’irréparable est mi. sommé, l’empereur Guillaume II ose télégraphier auTssr Nicolas II ;

En souvenir de la cordiale amitié qui nous lie loij deux éti'oitement depuis longietnps, fuse de toute m influence pour décider V Autnche-Hongrie à en venir àm entente loyale et satisfaisante avec la Russie. Je cm^ bien que tu me secowras dans mes efforts tendant à é» i ter toutes les difficultés qui pourraient encore s'élewri.

Le 2!) juillet, le gouvernement russe remplissait à li fois son devoir de fraternité envers la petite nation si»™ menacée et son devoir de grande puissance envers l'dqiii libre européen ; ü prenait sur sa frontière autrichiens les dispositions nécessaires et suffisantes pour appujs ses déclarations antérieures. Quatre arrondissements militaires, ceux d’Odessa, de Moscou, de Kief et de Kaaa, comportant quatorze corps d’armées, soit au tolil ! ' ■700.000 hommes, étaient mobilisés. Les opérations liî ' mobilisation devaient durer huit à dix jours. Auc« ‘ mesure analogue n’était prise à la frontière allemande. '

Mais le Tsar tient à marquer qu’il ne s’est résigné qui la dernière extrémité a cette attitude. L’An tri che-HoBjrit i seule est responsable. Dans un télégramme en réponsei i

celui du Kaiser, et daté de Peterhof, ce même 29 juilîtl, <

à 1 heure après-midi, Nicolas II supplie son cousin d'b î tervenir : |

One guerre honteuse a été déclarée à une faible ««fi® ' | *

1, Livre Blanc allemand, annexa 20.

LE KAISER TELÉ6RAPHIE

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je pmiage enHèrement Vindignation qui est immense en jïwasie. Je prévois que très p7*ochainement je ne pourrai pim longtemps résister à la pression qui est exercée sur mi et que je serai foi'cê de prend^^e des mesures qui confiront à la guerre. Pour prévenir le malheur qui serait me guerre européenne, je te prie, au nom de notre mille amitié, de faire tout ce qui te sera possible pour mpécher ton alliée aller trop loin^.

La réplique ne se fit pas attendre, ou plutôt il vint de Berlin deux répliques. Quelques instants après qu'eut été expédié le télégramme du Tsar, M, de Pourtalès, ambassadeur d'Allemagne, vint informer M. Sazonof de ce la résolution prise par son goiivernement de mobiliser, si la Russie ne cessait pas ses préparatifs militaires ». En même temps, Guillaume U télégraphiait une seconde fois à son cousin. Était-ce pour Fassurer qu'il interviendrait dans un sens modérateur à Vienne? Loin de là. Pour Tempereur allemand, la guerre de PAutriche-Jiongrie cc n'était pas une guerre honteuse ». On ne poumit se fier aux promesses des Serbes, mais il fallait se contenter de la promesse du gouvernement austro-hongrois qu’il ne poursui-

vaitaucune acquisition territoriale. Aux garanties possibles

relatives au respect de la souveraineté serbe, Guillaume II ne faisait toujours aucune allusion. Il disait i

le crois qu une entente directe entre ton gouvernement et Vienne est possible et désirable attendu que, C07nme Je te fai déjà télégraphié, mon gouvernement esîÊîïe de toutes ses forces de la favoriser

Mais il n’indique point ce qui est tenté à Vienne pour amener cette modération si désirable. Encore moins le

L anaeie n* 21.

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