‹ La guerre au Canada [microforme]Chapitre 11 sur 11 · SES · texte numérisé non relu

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Ces paroles si convaincantes ont excité l'énthousiasme général. Six orateurs, dans leurs chaleureuses improvisations, ont tenu encore longtemps le peuple attentif, tellement il a senti le besoin qu'on lui parjât, une bonne fois, si clair dé ses plus chers intérêts. Aussi M. Robillard, qui ést toujours prêt à seconder les heureux mouvements populaires, ‘fit un discours des plus heureux en faveur de l'enseignement donné aux classes ouvrières et de la mission de M. Chabert.

M. Bayle, qui a parcouru si souvent l’Europe, répondit à l’appel de l'auditoire, en confirmant pleinement les assertions de M. Chabert,eten mentionnant, à ce propos, tout ce qu'il a vu faire, en | Europe par une foule de jeunes élèves-ouvriers, qui se frayent un excellent avenir. L'application de cela ést facile ici.

L'avocat Prévost, président du club Cartier, dépuis lougtemps appelé par la foule, a fait un de'ces :discours que la/partie lettrée admire. toujours, et que tous, indépendamment de tout. esprit politique; ont couvert d’applaudissements, en vue des espérances tructueuses qu'il a dévoilées. Après avoir parlé dé la nécéssité d'aborder, à tout prix, l'enseignement .des

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semée de sacrifices du défenseur de la cause des classes ouvrières, M. Prévost a terminé par, une résolution qui fait certainement le plus grand honneur au club Cartier, én disant que, pour uhé cause si populaire, il se fera un devoir d'Atier offrir le bras à ‘son honorable confrère, le président du club National, et.de marcher dans les rues de Montréal, pour faire contribuer tout .le monde à cette œuvre nationale par une grande souscription. générale. La foule enthousiasmée d reçu sa résolution par un tonnerre d’applaudissements, L'avocat Poirier, président du club National n'ayant. pu assister à cette réunion populaire, un des membres de ce club a été appelé à prendre la parole à sa place, ét M. Turgeon, qui avait éga- Jement à cœur l’honneur du club National, a digne-

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ment répondu à l'invitation du club Cartier, en disant que, non seulement il ne doutait pas que le club National n’acceptât l'invitation du club Cartier, mais qu’il pensait que le club National, puisqu'il s'agit ici des classes ouvrières et d’un intérêt national, n’attendra pas qu’on vienne l’inviter à marcher, mais qu'il se fera un honneur et un devoir de prendre le devant.

M. le Dr Crévier, après quelques considérations très appropriées à la circonstance, a ouvert, séanee tenante, la liste de souscription, l'auditoire étant érigé en comité, et M. Favreau, président du club Letellier, après quelques paroles du meilleur sens pratique, a invité le public à signer une requête, déjà chargée de plusieurs centaines de noms des citoyens de Montréal, dans le but d'exprimer l'opinion publique, au sujet de la réouverture de l’Institut national des Arts et des Sciences, à la Corporation de Montréal, pour qu'’elle accorde à cette institution les appartements qu'’etle lui a promis, et au gouvernement, pour le prier d'accorder une allocation à l'unique école qui réponde aux besoins du peuple comme à ses vœux.

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