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lu ly, Verreault et Bachand, membres du co- Sal mité des Tanneries, accompagnés des Hono- Pre rables MM. Ouimet, Laframboise, M. le shé- CIa rif Leblanc, MM. Alexander, M. P., L. O Loranger, Dr Robillard et Lindsay, et quelques au journalistes se sont rendus à l’école de Ré- tre. forme, de la rue Mignonne, dirigée par les frères de la Charité. Les visiteurs furent re- où Qus avec la plus grande courtoisie par le Rév. É: frère Eusèbe, directeur de l'institution.» “e Je connais particulièrement le Rév. frère directeur: sa vie toute de dévouement, inspirée par sa foi vive et sa grande charité, où. son genre de mission enfin nous montre L évidemment que nous avons toujours de tout temps sur la terre quelque saint Vincent P de Paul. | « Ce bon frère leur fit visiter en détail l’établissement. Il les fit d’abord passer dans E l'atelier de mu.suiserie, a] où travaillent une douzaine de jeunes gens, «1 sous la surveillance d’un directeur expéri- méti menté, On déploie une grande activité dans gner cet atelier ; on y travaille avec talent. insti ‘ Nous ne pouvons nous empêcher de féli- dans citer ces jeunes ouvriers de l’habileté qu'ils celui déploient dans tous leurs travaux : ils sont une passés maitres dans leur métier. .
à la :
La sellerie
‘ Les travaux qui se font dans cet atelier sontirréprochables. Pour prouver ce que nous
icr us
avançons, nous dirons qu'un harnais de luxe, double, confectionné à La main par les garçons de l’école de Réforme, a obtenu Le premier prit à la dernière exposition provinciale, qui à eu lieu en 1873, à Montréal.
‘ Après avoir admiré les harnais suspendus aux murs (de la sellerie, les visiteurs sont entrés dans
la boulangerie, | où les jeunes gens apprennent l’art de pétrir et de cuire le pain.
‘ De la boulangerie, on passe à
la.manufacture de cigares, où le succès dans ce métier ést complet.
De là à l'étude de Part culinaire, Puis à l'atelier des | Lailleurs,
Et enfin à la salle |
d'Etude dela musique vocale-instrumentale.
«Nous voyons que tous y apprennent des métiers qui lèur permettront plus tard de gagner honorablement teur vie. C’est donc une institution appélée à produire un grand bien
dans notre société, et il avaitété bien inspiré
celui qui, il y a quelques années, dévouait:
une partie de sa fortune à cette œnvre :phi-. kantropique. M. Olivier Berthelet a doncdroit :
à la reconnaissance du public en général. :
“Cependant, comme le disait l'Hon. M. Oui met, dans une visite qu'il faisait à l'école de Réforme il y a quelques mois, cependant il fallait uélqu'un pour mettré à exécution les plans du regretté M. Berthelet, etil s'adressa au frère Eusèbe, aujourd’hui directeur de la maison. M. Berthelet savait bien qu'en s’adressant à un religieux aussi dévoué que le frère Eusèbe, ses projets seraient menés à bonne fin.
‘Un des jeunesdélinquants a présenté une adresse à l’'Hon. M. Church, procureur général de la province de Québec. Ce dernier a répondu à cette adresse en disant que l’éco le de Réforme-recevra toujours son appui le plus sympathique. Après avoir déclaré qu'il reconnaissait l'excellence de l'institution: il a remercié les directeurs de là réception qu'ils avaient faite à leurs visiteurs.
“M. Joly, invité à prendre la parole, fit les remarques suivantes: Je savais que l’on faisait beaucoup pour la jeunesse dans cette institution ; mais Ce que Je viens devoir surpasse tout Ce que j'avais pu me figurer. Mes:
chers amis, dans Cette maison, l’on vous ap- : 2 prend non seulement à passer utilement votre | C temps, mais encore à pouvoir gagner hono-,.. | p ‘ablement votre vie, quand vous en serez . g sortis: Vous devez donc être reconnaissants ë envers les bons frères quise dévouent pour . | g vous. Vous trouvez ici des seconds pères, Il n'y à pas d'institution qui rende plus.de ser- n
“48% (que celle-ci»
Et c'est la vérité puisqu'elle est defplus unique.’ . HE) |
‘ Jeshère que vous n'onblierez jamais les bonnés lécons que vous recevez 101.”
C'est donc. bien vrai, il y a au Canada une écolé'd'artsetmétiers, qui fait l'admiration de tous les: visiteurs, lesquels constatent que l’on \y:travaille avec talent ; que ce talent est apprécié el récompénsé: au concours. des peuples,wpar.:-les, premiers prix; qu'il n'y a pas d'institution |qui-rende plus: de services que celle:ci, qui donne, en ‘effet, plus que gratuitemeñt.à ses sujets tout ce qu’il leur fautpour s'élever de condition de vaurien et de fripon au plus haut rang de la société industrielle par le talent, l'honneur et la moralité.
Si donc ilne devait y avoir, dès ce jour, que cettemaison-là, (quiest, c'est vrai, une véritable école d'arts et métiers, de laquelle seule, parconséquent, un jeune homme puisse arri ver à un avenir heureux et distingué.) alors, honnète;: aimableret intelligente jeunesse l'honnreur'et l’ornementide ‘vos! respectables familles, il vous faut:donc devenir voyou, chenapan; vaurien, bandit, voleur, scélérat, pour pouvoir prétendre aux mêmes avantages d'instriüiction ? Les vauriens ne doivent ètre querl’exception, et:vous, vous êtes la rè-
le.587 8 L'an AR : Pour l'honneur des honnêtes gens, du Canada lui-même, espérons qu'il sera donné au
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plus tôt, cette année même, aux Hop. ministres et membres du Parlement, qui, jusqu’à
présent, n'ont pu trouver que dans une mai--
son de correction la meilleure et unique école des arts et métiers du pays, de visiter
la vôtre, l'école non de l’exceptio. , mais-de:
la généralité, de la totalité, de la règle ; l’école, non dé quelques jeunes délinquants, mais de tous les honnèëtes gens, l’école de l'honneur canadien, laquelle, en leur mon:trant qui vous êtes, ce que vous ôtes, et ce
que vous serez et vaudrez au soleil de la vé-.
rité et.an jour du mérite, les rendraflers.et
honorés de pouvoir s’en déclarer enfin les
protecteurs, } ?
Inutile d'insistér encore sur l'importance
de cet enseignement:; ma longue’ vie au Ca-
nada, tout appliquée à cet effet, devrait suf-
fire, ‘et je n'ai plus qu’à répéter pour la der-:.
uière fois, que les sciences et:les arts. appli:
qués à l’industrie sont, aujourd’hui plus que::
jamais, l'âme du commerce, le principe de |
forces sur lequel toute nation éclairée ét4ye sa puissance, et chacune lütte avec: plas ou moins d'avantage avec sarivale, ou sesoutient plus où moins heureusemént'à côté de sa voisine selon qu'elle traite mieux où moins bien ces puissants rnoyens de forces sans éga-
les que créent les arts du déssin et.les scien-
ces appliquées: & GET
h 37 We DD C2, 7 A s : à ta 121 Voilà donc la boussole qui, aujourd’hui, di- El 4 rige vers l'étoile Au progrès une nation à 4 travers les écueil: le la routine, de lindifé. Je rence et de l'étroitesse de vues et de senti- lé rent, jé dis plus, du faux patriotismé ; car io Fu
quiconque aime son! pays lui si ‘haite les plus précieux succès dont jouissent res autres. 2 ” C'est donc là la condition sine qua non pour ile Canada : qu’il vogue, comme les artres, ‘sur le navire des arts et des sciences, qui résiste aux efforts des tempêtes, s’il ne veut pas périr infailliblement.
- L'erreur du Canada ést de croire qu’il est en plein progrès par cela seul qu'il est facilement ai courant des faits que le progrès en- - fante chaque ‘jour ; qu'il ‘en jouit sous un certaiu rapport, et qu'il prend l'allure ‘extérieure des nations qui avancent. Le pot de terre avait bien la même formé où tournure que le pot de fér avec lequel il voyageait ; mais il n'en avait pas les mêmes qualités constitutives. | | 'ETIBE Aussi, en voulant le coudoyer Comme son évab, 1} finit bientôt par se briser.
Nos grands magasins étalent avec une ri- | chesse et un Ilüxe tout européen les fruits 1l éblouissants des nations maîtresses dans Part iL
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et la science du progrès ; ét le goût canadien, l'Ja fantaisie de la foule et les besoins de l'in- “‘dividu, plus puissants que l'esprit d'étono- 4 mie ét la volonté de savoir, font largement à honneur à ces illustres produits étrangers. ü
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Le peuple canadien jouit même très souvent de l'enchantement de voiribriller. d'un éclat resplendissant,, chez le bijoutier, lopale de son sol natal; il y voit ses diamants, ses. ,saphirs, ses rubis, ses émerandes;ises topazes, ses améthystes et.les mille-et mille sœurs que ces pierres précieuses comptent dans les gem mes si variées du riche: sol géologique du Canada, qui, hier encore, gisaient. obscures sous ses pieds. Il peut admirer,chez[es marchands de nouvegutés; les riches dessins de leurs superbes tentures,, et.la sp upIErRe Caressante de ses fines draperies; dont le tissu animal, aura jappartenu, .comme.j'ai à le ré- Dèer souvenl. à des moutons qui ont :brouté ‘herbe sur les bords du Saint-Laurent; Mais tout cela, vous le sentez, bien, n’est:qu’à la louange et que pour la prospérité les habiles étrangers auxquels reviennent ;et le mérite de la manufacture et le prix de l'ouvrage, et que pour la ruine physique.et. intellectuelle u pays sans élan. Et le peu quiest, fabriqué ici ,se ressent: trop du défaut de savoir et d'habitude pour lutter epntre:le: bon marché et le mérite des artistes étrangers. . :
Vous avez fait un emprunt, ilest vrai, qui, unl à Vos Capitaux, redonne momentanément la vie au pays. Mais çreyez-vous. donc. trouver un appui dans l'argent ? Erreur inxheureuse; fatale! Voilà encore une.vérité qui doit résonner aux oreilles des gens l'affaire à peu près comme l'accord de triton à celle, des
39 | { harmonistes. Et cette vérité, si ellé n’& entcore été dite ici, ce n'est pasd'un Améficain que ME vous lPauriez entendue, L'argent n'est jamais RE l'appui que du pays qui le sait produire. Té- p moin la France, qui vous est venue en aide ant. avec autant de force que d'amour. \ A ce propos, un mot de l'histoire d'hier. LH L En 1869, une puissance seule paraissait AT S étonner l'univers par son ambition et sa force. a - Vraie pieuvre terrestre, elle veut s’assimiler, da e par ses divérs suoirs, tout ce qui touche à ni = son voisinage. Elle avait déjà cassé les reins (il ui à quelques amies, tout simplement pour äb- LS 3- sorber leur fortune fabuleuse. Elle aurait Lil 6 voulu imposer des rois de son choix à des Ki S péuplés étrangers pour en faire autant de fac- tt a tionnaires de ses postes futurs. Enfin, la !vas- al es te Allemagne était loin de paraître envier Li e quelque chose à la riche Angleterre. Bref, la] d! pour assurer définitivement la vie la plus s0- Hi] e lide à: son. vaste corps, que lui prend:l' de Lil 1e faire ? Eile se fabrique: un rempart de dix'mil- Hi et liards de francs, et s'approprie-deux nouvel- |A A è les cornes d'abondance... Que: se » passe-t-il Et : alors en France ? Cette reine, éxpirart sous ue 1 le fer d’une Barbe-Bleue, voyant l'épée inu- La ni tile entre les mains dé ses fils surpris dans ul u- un funeste sommeil, que fait-elle pour sé rele- th U- ver à l'instant du bord de l’'abime où elle pen- à pit chait, et lier les mains à son bourreau ? Vain- de eu cue par la faiblesse de la bayonnette, elle la Lai es remplace par l'outil de l'ouvrier, et reprend Lu
; Lu
à l'instant la victoire à sa rivale, dont la misère. force les enfants d'émigrer, chaque Jour, par milliers, pour ne pas mourir de faim sur un sol stérile.
Un serpent mordit Aurel!: ; Que croit-on qu'il arr'va ?
Qu'il en mourut ? NS C’est le serpent qui creva..
A üte Ile se porte à merveille ; lb hydre du Nord, tout en relevant la tête, sett son COrps se dissoudre lentement. |
Monte, monte, grand roi, jusqu’au faite du monde, Sur les débris sanglants des trônes et des croix, Dont tu fais ta Babel, mais te souviens, et crois Que plus tu montes haut, plus ta chuteest profonde.
Depuis, la France a prêté de l'argent à diverses puissances ; et les vastes Etats-Unis eux-mêmes n'ignorent pas son abondance et sa complaisance. Rien d'étonnant, par conséquent, que la nation canadienne n'ait eu que la peine de lui demander ce qu’elle désirait.
Merci, merci, Ô ma patrie, d’avoir enfin tourné vos regards maternels vers une de vos filles :les plus dignes, non seulement en lui tendant une main secourable, mais encore en parani son front de vos plus belles fleurs ar r L
Nous disions donc que l'argent ne devient unappui que pour les Etats qui le savent pro-
nique * de
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duire. Par conséquent il ne faudrait pas se contenter de se chauffer au feu salutaire qu’alimentérait peu de temps l'emprunt canadien. Mais àl faut chercher à vivifier et seconder, par sa chaleur et sa lumière, la fécondité de la province de Québec. Sa chaleur servira à l'agriculture, et sa lumière, aux arts et à l’industrie.
Dans l'important: discours de l’Hon: Premier de Québec; au concert du club Cartier, nous avons entrevu l'aube non incertaine de cette brillante aurore qui doit donner enfin au Ganada ce soleil dont les rayons portent partout la lumière et la fécondité. Au rlaisir qu'il nous à fait éprouver en nous montrant le gouvernement en action pour certains faits remarquables et pour l’encouragement de quelques industries, se joint l’espérance que le réformateur de l’économie sociale ne mettra pas la main à la cher rue pour regarder ensuite en arrière.
Tout ce qui vient de s’opérer, Messieurs, c'est beauconp, c’est extraordinaire, et ième au-dessus de ce que l’on aurait pensé. Muis ouvrez bien les yeux, Canadiens, tout cela n'est qu'à titre d’encouragernent, et n'est pas même le commencement de l’œuvre régénératrice du pays Je vous ramène à l’état ‘de la question : Après l'agriculture, la logique du bien-être place les arts appliqués à l'industrie ; et le commencement se trouve, par conséquent, dans Pinstruction spéciale de l'ouvrier,
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