C :non de 152 millimèt-es sur le front italien
LUCOLONEL ROUSSET
LES FAITS
Région de Cambrai. — Encore une journée de lutte furieuse dans tout le secteur Inchy -en- Artois, Mœuvres, village et bois de Bourlon. Les adversaires s immobilisent réciproquement et la situation ne se modifie pas sensiblement malgré l'énergie des efforts déployés.
Rive droite de la Meuse. — Les Allemands lancent dans la soirée des attaques partielles sur divers peints de notre front. Au nord de la cote 344 notamment, s'engage une lutte très vive à a grenade au coûts de laquelle l'ennemi subit des pertes sensibles sans obtenir aucun résultat.
En Italie. — Sur le plateau d'Asiago,4a l'* armée italienne qui depuis dix jours n'a pas cédé un pouce de terrain repousse encore plusieurs attaques.
Sur le reste du front, on constate un temps d'arrêt dans l offensive austro-allemande. L'ennemi procède à des regroupements de forces
Rive droite de la Meuse. — Après une courte préparation d'artillerie, nos troupes attaquent les positions allemandes entre Samogneux et la région au sud delà ferme d Anglemont
La première etl a deuxièmel ignés sont enlevées ainsi qse des abris profonds organisés par', 'ennemi sur les pentes sua au ravin du bois des Caures. . Région de Cambrai. — Les deux partis restent face à face el en contact étroit sur', es positions disputéco. maisla > ataille subit un temas d'arrêt
En Russie. — Le pouvoir maximaliste a commencé la publication nlegraie es documents rouvés au ministère des Affaires étrangères de Petrograd.
La question de Constantinople, celle de l' Alsace- Lorraine, les offres faites à la Grèce pour obtenir son concours en javeur de', a Serbie,', es négociations avec la Roumanie font objet des principales notes déjà divulguées.
gneux et la ferme d 'Anglemont, les premières lignes ennemies en faisant 8oo prisonniers. J'ignore quel intérêt peuvent avoir les Allemands à intervenir ainsi les rôles, mais je remarque qu'ils ne s'en privent guère, et leurs acolytes par davantage, car je lis dans le bulletin autrichien que « les Italiens ont contre-attaque avec des forces importantes, tant entre Piave et Brenta que sur les Sette-Comuni». On ne saurait voir, dans cette façon de raconter l'histoire, qu'une façon commode, peutêtre, mais pas loyale, de masq^uer des échecs plus ou moins cuisants.
Il est certain qu'en ce moment, la coali tion germanique éprouve vme série de déboires auxquels elle ne s'attendait pas- La surprise de Marcoing lui a été cruelle ; la résistance toujours vigoureuse des Italiens dérange assez sérieusement ses projets ; •enfin, les défaites successives qu'encaisse la
Turquie sont aussi préj udi'ciables à ses intérêts que choquantes à son amcurpropre. Malheureusement, il s'agit là d'événements épars, que ne condense ni ne solidarise encore cette direction unique, depuis si longtemps réclamée, et que nous attendons encore, bien que les faits: actuels fassent d'une façon si claire ressortir ses avantages. Car, enfin, si les gains que les Anglais ont réalisés en Flandre sont tactiquement considérables, ils n'ont pas encore un caractère décisif et ne modifient qu'insensiblement la situation stratégique générale, tandis qu'en agissant de concert, on pourrait sans aucun doute changer brusquement celle-ci. Mais j'ai déjà tant insisté sur ce sujet que le traiter à nouveau serait tomber dans les redites.
J'espère cependant que la prochaine conférence des alliés ne le laissera point sous le boisseau.