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EN FLANDRE ET EN LORRAINE

27 Novembre.)

Les Anglais livrent une bataille ti^e dure autour du village et du bois de Bour ■ Ion, car le kronprinz Ruprecht, compre- Jiant qu'il s'agit du sort de Cambrai, a mol)ilisé toutes ses réserves et leur fait faire feu des quatre pieds. Des fluctuations assez •sensibles se sont donc produites pendant la journée de samedi et le lendemain matin, mais sans que, finalement, la situation ait été grandement modifiée. En efifet, la crête

qui traverse le bois reste à nos alliés, et c'est là le fait essentiel. On ne saurait négliger non plus a reprise par eux de la plus grande partie du village et la capture, en cinq jours, de g 774 prisonniers, dont 182 officiera Au reste, depuis l'aprèsmidi de dimanche, les Allemands, reconnaissant probablement l'inanité de leurs coûteuses contre-attaques, ont remis l'arms au pied.

Ll-COLONEL ROUSSET

Le général sir Julian Byng, commandant la 3'^ armie anglaise devant Cambrai.

Pendant ce temps, du côté de Verdun, nos soldats faisaient également d'assez bonne besogne. Je rappelais hier qu'Us avaient repoussé, pendant ces jours derniers quelques viol nts assauts. Prenant à leur tour l'offensive, ils ont enfoncé aeux lignes allemandes, entre Samogneux et le sua de la ferme d'Anglemont, jusqu'au ravin qui va de Fay au bois des Caures. et dans

lequel l'ennemi s'était creusé des repaires souterrains. Le nombre des prisonniers tombés entre leurs mains dépasse huit cents. Bien qu'il ne s'agisse là, évidemment que d'un événement épisodique, on aimerait à penser qu'il n'est pas sans connexion avec ceux de Flandre et qu'une solidarité plus étroite va s'établir entre les deux théâtres d'opérations. Nous avons désor-

LrCOLONEL ROUSSET

LES FAITS

En Champagne. — Raid d'un détachement français dans les tranchées allemandes au nord-est de Pru.ay destruction d'abris et capture de prisonniers.

Rive droite de la Meuse. — Au nord de la cote 344, nos soldats réduisent un îlot de résistance ennemi et complètent leurs gains de la journée d'hier.

En Italie. — Les Autrichiens lancent une division entière à l'attaque de la hauteur dite col Beretta, à l'est de la vallée de la Brenta, entre cette rivière et le mont Perdica; une lutte acharnée s'engage et se prolonge fout l'après-midi.

Russie et Allemagne. — Le i généralissime " Krilenko fait proposer au prince Léopold de Bavière, commandant le groupe des armées allemandes du nord, la négociation dun armistice^ Le principe de cette négociation est accepté avec empressement et il est^ convenu que les pourparlers seront poursuivis sanr, délai.

Re'gion de Cambrai — Nouveaux combats dans le secteur de fontaine-Notre-Dame et du bois Bourlon ; les attaques britanniques amènent une violente réaction de l'ennemi qui a pu recevoir d importants renfort et qui oppose la résistance la plus obstinée; la lutte se prolonge pendant toute a journ'.e avec des alternatives diverses.

Afrique Orientale allemande. — Le colonel Tafel à la tête d'une colonne comprenant 1 2 officiers et une centaine de soldats allemands plus3 500 hommes de troupes indigènes, est obligé de capituler sans condition, après avoir vainement essayé d'échapper aux forces britanniques et belges qui le poursuivaient.

Général Zankovitch. — Le représentant dugouvernement provisoire russe près des armées alliées déclare, dans un ordre du jour, « refuser de reconnaître l'autorité du groupe qui s'est emparé des institutions gouvern ementales à Pctrcgrad ».

mais à faire bloc contre un adversaire ■qui peut se renforcer de nombreuses divisions libérées par .la défection léniniste, ■encore que celle-ci ne doive pas produire iniméJiatement tous ses effets. Si, d'autre part, la résistance opposée par les Italiens dérange sensiblement les projets qu'avait formés l 'état-major allemand, Hindenburg peut fort bien, comme l'insinue le major Morath, enconcev^oir d'autres que seule serait capable de déjouer une contre-

offensive puissante, laquelle n'est point encore en question.

La situation générale, sans être alarma,nte, justifie donc certaines préoccupations, et exige l'emploi de procédés nouveaux. Le meilleur et le plus sûr, je le répéterai sans me lasser, est de concentrer vers le même objectif toutes nos forces et d'arriver à n'avoir qu'une seule tête, afin de mettre en harmonie et en concordance des actions restées trop distinctes jusqu'ici-

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