‹ La Guerre au jour le jourChapitre 223 sur 360 · RÉFORMES · texte numérisé non relu

RÉFORMES

11 paraît, nous apprend YHomme Libre, que si les cantonnements de l'arrière sont défectueux — et nous n'avons eu que trop d'occasions de dire qu'ils l'étaient — c'est parce que les ordres du général en chef ne sont pas exécutés. Ces ordres sont cependant précis, concrets et détaillés à souhait. Ils visent l'assiette du cantonnement luimême, la bonne utilisation des locaux, leur aménagement congruent, enfin la conservation du matériel qui leur est attribué. A quoi tient-il donc que l'habitat des unités envoyées à l'arrière manque trop fréquemment de confortable? A deux choses, je crois : d'abord au manque d'une maind'œuvre suffisante, ensuite à nos procédés administratifs.

Sur le premier point, les mesures prises par le ministre de la Guerre, d'accord avec la Chambre, vont très certainement améliorer la situation avant qu'il soit peu. Sur le second, il faut s'attendre encore à certains déboires, tant que l'on n'aura pas simplifié les rouages bureaucratiques et imprimé à tous les services, ceux de l'avant comme ceux de l'arrière, une direction qui n'aboutisse pas, par le partage indéfini des attributions, à la dilution de responsabilités finalement insaissisables.

En l'état actuel des choses, il n'est point d'affaires, si simples qu'elles soient, qui ne ressortissent à deux ou trois directions

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