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APRES LE RAID DU 8 AU 9 MARS

(Clichés Roi.)

3 -De^a/s caasés par /es bombes allemandes sur des maisons parisiennes. — J. Apres la visite ^^ P^^J^dentde la République dans un quartier ravagé.

Lt-COLONEL ROUSSET

LES FAITS

En Champagne. — Dans la soirée ncs troupes attaquent la ligne allemande à l'ouest du Cornillet et chassent l'ennemi des tranchées où il se maintenait depuis le ]^^ mars.

Un autre de nos détachements pénètre dans les positions allemandes du mont Blond et en ramène des prisonniers.

Front portugais. — Les Allemands tentent deux coups de main contre nos alliés qu'ils ont beaucoup harcelés depuis quelques jours et qu'ils bombardent violemment avec des mortiers de tranchée.

En Russie. — Un communiqué officiel maximaliste annonce que l'évucuation de Petrograd est terminée et que dorénavant aucun habitant ne pourra quitter la ville. Les trains de voyageurs sont supprimés.

Le congrès des Soviets se réunit à Moscou pour discuter la question de la ratification du traité de paix de Brest-Litovsk-

Dans, les Flandres. — Au cours d'une tentative de raid effectuée pendant la nuit sur les positions britanniques de la région de Paschendaële, un fort détachement allemand, pris sous le barrage d'artillerie, subit de fortes pertes.

Front belge. — Le communiqué de nos alliés signale le fréquent usage de projectiles asphyxiants auquel l'artillerie allemande a recours depuis quelque temps.

Aviation américaine. — M. Baker, ministre de la guerre des Etats-Unis, visite un champ d'aviaticn amériain sur le front français. Là, sur une étendue de terrain de cent milles carrés, s' instruisent im millier de pilotes. « Vous n'aurez bientôt plus besoin de nous, dit un des officiers instructeurs français : vos jeunes gens ont de l'audace, du nerf, de Vinitiative et se forment avec une étonnante facilité... »

En Roumanie. — On annonce le départ du général Berthelot et de la missicn française.

OÙ s'effectuait le raid sur Paris, bouleverser les aérodromes de la Ville-aux-Bois et d'Epreux? J'imagine que si cette opération salutaire était toujours préventive, plutôt que concomitante, elle donnerait de précieux résultats. Et même elle serait encore fort utile si elle était faite au moment précis de la rentrée au gîte, quand les pirates viennent hâtivement se remiser, une fois leurs mauvais coups accomplis.

La seconde manière est celle des ripostes effectives, à là condition expresse que cellesci soient rapides, violentes et puissamment ordonnées. Asticoter le sanglier dans sa bauge est un jeu inutile et dangereux. Si on ne le blesse pas jusqu'au cœur, il se jette sur vous et vous déchire. Plutôt que de procéder à des bombardements incomplets sur des points de médiocre importance stratégique ou politique, il vaut mieux

s'en abstenir complètement, ne serait-ce que pour ôter aux Allemands tout prétexte de se dire en^état de légitime défense, comme ils viennent encore de le faire, d'ailleurs mensongèrement.

Mais si des escadrilles compactes, formant masse redoutable et armées autant pour se défendre que pour attaquer, allaient quelque jour crever les ponts de Cologne et mettre en capilotade quelques bonnes banques de Francfort, alors on verrait tout de suite se calmer l'ardeur agressive qui se manifeste dans l'aviation allemande contre Londres et contre Paris. Laissons donc lu les demi-vengeances pour obtenir des satisfactions complètes. J'entends parfaitement que, pour cela, il faut une organisation formidable. On voudra bien me rendre cette justice que je l'ai réclamée depuis longtemps.

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