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LE GÉNÉRAL FOCH

Lesalliés, en réalisant Vanité de commandement aux jours sombres de la grande

offensive ennemie, ont marqué la première étape de la victoire. Le général Foch,

chef suprême de toutes les armées, qui arrêta la horde allemande sur la Marne,

l'Yser et la Piave, saura la refouler de France.

Lf.COl.ONFL ROUSSËf

de la région boisée située entre le chemin de fer de Roiye à Compiègne et l'Oise. Leurs furieux assauts ont tous été brisés et très chèrement payés.

Plus au nord, devant le front anglais, où nos troupes ont déjà apparu, la lutte est toujours acharnée, mais la situation sans changements appréciables. Bien que certaines fluctuations se soient produites, qui étaient inévitables, l'ennemi est victorieusement contenu entre l'Avre et la Somme, depuis la Neuville-Sire-Bernard jusqu'au Hamel. Les mouvements latéraux ne paraissant pas près de réussir, c'est l'attaque centrale qui reprend vigueur et dans laquelle viennent fondre les réserves. Mais celles-ci, en butte aux tirs précis des avions et tombant souvent dans le champ des canons à longue portée, ont peine à gagner leur poste sans encombre. On en cite qui, en cours de route, ont été presque entièrement dispersées.

En somme, après huit jours de lutte sauvage, la bataille ne subit point d'apaisement, mais elle semble se cristalliser et, quoi que les Allemands aient essayé défaire,

elle demeure frontale et parallèle, la manœuvre ennemie n'ayant pu se dessiner que d'une façon sommaire et presque hypothétique. Au contraire, la nôtre, si elle demeure en suspens, est libre d'entraves et peut, le cas échéant, s'appuyer sur une base solide, s'étendant de Montdidier à Noyon. Je ne préjuge d'aucun fait; je ne fais aucune prévision qui pourrait être imprudente et serait, pour le moins, déplacée. Je constate simplement qu'une situation existe, dont les circonstances pourront nous permettre de profiter pour déjouer, à un moment donné, la tactique brutale des Allemands. Et j'en conclus que, malgré des reculs pénibles, dont il faut bien tirer cette leçon que : l'inviolabilité des fronts est un leurre, nousj devons conserver toute confiance, tantl que nous gardons notre liberté d'action.] Cette confiance, M. Clemenceau l'a im-j plantée dans les âmes françaises et pourainsi dire décrétée dans une phrase lapidaire. Qu'elle soit notre palladium, en ces heures d'anxiété qui passeront comme un cauchemar vite oublié, si nous savons tous les traverser sans faiblir.

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