LA CAVALERIE DANS LA BATAILLE
Des cuirassiers, ayant mis pied à terre, se lancent aussitôt à l'attaque. Ils progressent ensuite, pur les boyaux, jusqu'aux nouvelles positions ennemies.
difficile d'adapter exactement les moyens d'action au but immédiat, sans pour cela perdre de vue ceux qui sont à plus longue échéance. Et ils sont obligés de reconnaître que cette opposition dosée autant que réfléchie ne se peut vaincre par le simple choc, fût-il furieux et massif. A cet égard, les commentaires de la presse officieuse allemande sont significatifs, si peu au sérieux
que nous devions les prendre. Annoncer qu'on portera l'offensive sur un autre point moins dangereux est une sottise, sinon un aveu d'impuissance relative. Quand on prépare un pareil transfert de forces, on commence par ne point le crier sur les toits. Mais laissons cela, pour nous en tenir à ce qui est. En fait, les Allemands viennent de montrer qu'ils s'essoufiaient
Lt-COLONEL ROUSSET
beaucoup plus rapidement qu'au début.
ha phase de la bataille que nous avons traversée jeudi fut beaucoup moins longue et moins rude que la première. Celles qui suivront le seront probablement de moins en moins, car, suivant l'expression
même du généralissime, mieux placé que personne pour savoir ce qu'il en est, et dont la parole est de pur métal, « la vague vient peu à peu expirer sur l'obstacle ». Allons ! tenons bon et soyons confiants dans ceux qui nous défendent.