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L'ENNEMI ACCENTUE SON BOMBARDEMENT, MAIS HÉSITE A ATTAQUEI

(6 Mai.)

Si les violents combats d'artillerie qui se sont déroulés ces jours-ci depuis Ypres jusqu'à l'Avre, s'étendant à l'est jusqu'à l'Ailette, voire jusqu'à Verdun, n'ont été suivis d'aucune attaque, c'est apparemment que l'ennemi a pu juger, par l'énergie de la riposte, que nous l'attendions de pied ferme et l'arme' prête. Ce n'est point par simple fantaisie qu'il a brûlé tant de

poudre et déchaîné tant de fracas.

Quant aux alliés, tout en dessinant cette parade préventive, ils ne sont point restés absolument passifs. Les Français se sont quelque peu élargis dans la région de Hinges et de Locre, tandis que les Anglais en faisaient autant à l'est d'Hébuterne, ainsi que dans la forêt de Nieppe, et brisaient tout net une tentative aile-

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