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LA FÊTE DES DRAPEAUX

(Clichés Roi.)

Le 14 juillet, pendant le défilé de nos glorieux détachements : 1. Une remise de décorations, place de la Nation. — 2. Le drapeau des chasseurs alpins.

LES FAITS

Sur la Meuse. — Dans le secteur de la cote 304 et au nord de l'ouvrage d'Hardaumont, rive droite, l'ennemi tente plusieurs coups de main dont aucun ne raissit.

Front russe. — Prise de Kalusz et développement des opérations du général Kornilofdans la région de la Lomnica. La presse allemande commente le réveil de l'armée russe et s'étonne qu'elle ait pu fournir un pareil effort, en si peu de temps. « Rarement dit la Gazette de Francfort, on avait va sur notre front oriental une attaque aussi vigoureuse, aussi efficacement préparée et aussi brillamment exécutée. Certainement un grand rôle revient à l'influence des officiers anglais et français qui semblent être nombreux sur ce front ».

D'un autre côté, le général Scott, chef de la mission militaire des États-Unis en Russie, signale le courage et le dévouement des officiers russes qui sont tombés en nombre considérable.

Guerre aérienne. — Le communiqué britannique signale la journée comme une des plus dures qu'on ait vues depuis le commencement de la guerre : de l'aurore à une heure avancée de la soirée les combats aériens n ont pas cessé entre d'importantes escadrilles comprenant quelquefois jusqu'à 30 appareils. Au cours de ces actions 14 avions ennemis ont été abattus et 16 autres forcés d'atterrir désemparés; neuf des pilotes anglais ne sont pas rentrés.

Front russe. — L'armée Kornilof franchit la Lomnica et emporte de haute lutte les hauteurs de la rive gauche entre le Dniester et Bludniki.

En Syrie. — // résulte de renseignements donnés aujourd'hui à la Chambre des communes que les troupes du roi duHedjaz ont pénétré en Syrie où elles ont enlevé plusieurs postes turcs à Tofileh, Main et Akaba, en fais mt subir à l'ennemi des pertes sérieuses.

qu'il a dû remettre le commandement, — se voit rejeté vers les Carpathes, dans la direction de Dolina et de Lirowica. La trouée qui les a disjoints ne peut donc que s'élargir.

Le premier dispose encore de forces imposantes, dont les contingents allemands forment le noyau principal et quelques éléments turcs l'appoint. Il occupe sur les deux Lipa des positions assez fortes, qui lui offrent des fronts de défense successifs. Seulement, il peut redouter maintenant d'être pris à revers par Kornilof, tandis queTcherbatchef, qui a repassé la Strypa, l'attaquera directement.

Quant à la 3^ armée autrichienne, celle de Boehm-ErmoUi,- elle tient des terrains plus avantageux encore, dont elle cherche manifestement à profiter pour retarder la marche de son adversaire. Mais il est vraisemblable que celui-ci ne s'est pas mis en tête, pour le moment du moins, de la rejeter en Hongrie. Il lui suffit, jusqu'à nouvel ordre, de l'immobiliser au pied des montagnes, tandis que l'opération principale, imaginée par Broussilofï, se développera plus au nord, vers les routes conduisant à Lemberg. Tel était au reste le plan qui fut si malencontreusement interrompu

l'année dernière. Je crois bien qii'il a été repris, en plus grand peut-être, mais sans notables modifications.

Et c'est pourquoi la conquête du cour.s de la Lomnica confère à nos alliés un précieux avantage. Ils occupent désormais, entre les forces adverses, la position centrale qu'ils avaient vainement essayé d'atteindre une première fois Le reste est affaire de manœuvre, et aussi de moyens. Mais nous savons qu'en ce qui concerne la première, on peut s'en remettre sans crainte à Broussiloff. Quant aux seconds, nous avons tout lieu de croire qu'ils ne manqueront plus.

Ce qui serait à souhaiter maintenant, c'est qu'à l'offensive russe, si vigoureusement entamée, correspondît, si possible, une reprise d'action générale. On a souvent parlé de la communauté des efforts et de l'unité du front. L'Allemagne, qui en est réduite à se défendre partout et a dû , comme l'explique le major Moraht avec des arguments d'ailleurs tirés par les cheveux, renoncer à attaquer en grand, soit à l'est, soit à l'ouest, l'Allemagne éprouverait très certainement une peine énorme à se sortir d'affaire, si elle sentait tomber sur elle tous ses ennemis à la fois.

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