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LA REPONSE DU PARLEMENT ANGLAIS

Le Rattlesnake porte la nouvelle en Angleterre. — Les lords Germain, Walsingham et Stormouut chez le chancelier. — On se rend chez lord North (2o novembre 1781).

— Comment George III reçoit la nouvelle. — Ouverture du Parlement (27 novembre). — Discours du roi. — Lord Southampton offre un projet d'adresse.

— Observations de lord Wulsingham , du comte de Shelburne, du comte de Westmoreland, du duc de Dorset, du marquis de Rockingham, de lord Stormount, du duc de Grafton, du comte Grosvenor, du comte de Hillsborough et de lord Camden. — L'amendement Shelburne est rejeté. — Adresse de Perceval à la Chambre des communes. — Motion de Fox. — Lord North. — Barke. — Motion rejetée. — On approuve la politique de George III : la guerre continuera.

Le jour même où le prévôt des marchands et les échevins priaient les habitants de Paris d'illuminer leurs maisons, s'ouvrait le Parlement anglais.

À Londres, on avait appris la reddition de lord Cornwallis par le Rattlesnake, capitaine Melcombe, arrivé le dimanche 25 novembre 1781 .

Lord Walsingham, qu'on avait choisi pour appuyer l'adresse au roi dans la Chambre haute, se trouvait chez lord Germain lorsque le secrétaire d'État déplia la fatale dépêche. Un coachman fut hélé, et les deux amis, traînés par un cheval poussif, débouchèrent Portland place, où résidait lord Stormount. Le char numéroté accepta un troisième voyageur. On descendit chez le chancelier. Les quatre personnages s'interrogèrent. On décida qu'on se rendrait chez lord North. On

était chez le premier ministre entre une heure et deux heures.

L' « Excellencij » donna le spectacle d'un chagrin cuisant. Elle arpenta sa chambre, leva les bras "vers le ciel, s'écriant : « O God, it is ail over! Mon Dieu, tout est perdu. » On eût dit, comme le rapporte lord Germain, que North recevait un boulet de canon en pleine poitrine, as he ivoald a bail in his breast.

George III garda une attitude impassible et ferme. Qu'importait l'incident? On irait jusqu'au bout. Mais le roi, contre son habitude, n'inscrivit sur la dépêche ni l'heure ni la minute de la réception. Lord Germain, dans cette omission, vit la marque d'un grand trouble.

Sa Majesté, se dominant, étouffa les scrupules du secrétaire d'État : «Aucun des membres du cabinet ne supposera, j'y compte bien, que cet événement puisse modifier en rien les principes qui m'ont guidé jusqu'ici, et qui continueront à inspirer ma conduite dans la poursuite de cette lutte. »

On refit le discours du trône, et, deux jours après, le mardi 27 novembre 1781, le Parlement entrait en séance.

Le souverain s'adressa en ces termes aux membres de la Chambre des lords et de la Chambre des communes :

« Je vous apprends avec la plus vive douleur que les événements de la guerre ont été très-malheureux pour mes armes en Virginie, puisqu'ils se sont terminés par la perte de mon armée dans cette province. Je n'ai rien négligé pour éteindre l'esprit de rébellion que nos ennemis ont trouvé le moyen de fomenter et

d'entretenir dans les colonies. J'ai cherché à rendre à mes sujets abusés de l'Amérique tous les avantages et tout le bonheur dont ils jouissaient en obéissant aux lois; mais le revers que nous venons d'essuyer vous appelle avec force à concourir et à m'assister avec la plus grande fermeté pour faire avorter les projets de nos ennemis, qui sont aussi préjudiciables aux intérêts de l'Amérique qu'à ceux de la Grande-Bretagne...

« Puisque nous sommes engagés dans cette grande et importante querelle, je conserve pour la poursuivre une confiance inaltérable dans la protection de la divine Providence, et une entière conviction de la justice de ma cause. Je suis persuadé que, par le concours et le soutien de mon Parlement, par la bravoure de mes escadres et de mes armées, et par la réunion et l'ensemble des efforts, des moyens et des ressources de mon peuple, je rendrai à toutes mes possessions les avantages d'une paix honorable et solide. »

Au sein de la Chambre des lords eut lieu la discussion de l'adresse.

Lord SoLithampton se lève. Il a le périlleux honneur de parler le premier de la catastrophe douloureuse [melancholy] arrivée au vaillant comte Cornwallis et à son armée en Virginie. L'orateur jette des fleurs sur le chemin que durent parcourir les régiments anglais entre les deux haies formées par les Français et les Américains.

Cornwallis s'était annoncé à l'Angleterre comme le conquérant et le pacificateur des Garolines. 11 avait annoncé vingt fois que les provinces du midi étaient

soumises, et vingt fois le satané Greene avait prouvé le contraire. Si bien que les Londonniens se rappelaient l'histoire d'un soldat écossais, d'un capitaine de l'armée d'occupation et d'un milicien d'Amérique.

L'Écossais, à la suite d'un engagement, écrit à son capitaine :

« J'ai fait un prisonnier. »

Le capitaine répond :

« Amène-le. »

Le troupier objecte :

« Il ne veut pas me suivre. »

Le supérieur ayant répliqué :

« Alors, reviens toi-même. »

Le vainqueur avoua :

« Mais il refuse de me laisser partir. »

Le soldat, on le devine, était devenu général. Il s'appelait Cornwallis.

Le comte, six mois auparavant, avait ainsi accueilli l'offre du titre de marquis : « Je vous supplie (à lord Germain) de faire mes plus humbles remercîments à Sa Majesté pour ses bonnes intentions, et de lui représenter tous les dangers de ma position. Avec le peu de troupes que j'ai, trois victoires de plus achèveront de me ruiner si le renfort que je demande n'arrive pas. Jusqu'à ce que j'aie reçu un secours qui me donne quelque espoir de terminer heureusement mon expédition, je vous prie de ne me parler ni d'honneurs ni de récompenses. »

D'ailleurs, à Yorktown, les Américains n'ont pas tiré vanité de leur succès. Quant aux Français, ils se

sont conduits en gens de cœur. On l'apprend avec plaisir. Le fils du 'grand Chatham l'affirmera bientôt sur cette note venue des États-Unis : « Le traitement que nous avons reçu est tout à fait convenable. Mais la bonté et les attentions que nous ont témoignées les officiers français, leur délicatesse, la façon généreuse, pressante, dont ils nous ont offert leur bourse en public et en particulier, a vraiment dépassé tout ce qu'on peut dire. J'espère que c'est là un souvenir que n'oubliera jamais un officier anglais si la fortune de la guerre lui met un Français en son pouvoir. »

Sous l'empire des sentiments qui l'animent, et qu'il croit partagés de ses collègues, lord Southampton soumet à la Chambre des lords ce projet d'adresse :

« Très-gracieux Souverain,

« Nous, les plus respectueux et les plus loyaux sujets de Votre Majesté, lords spirituels et temporels réunis en Parlement, sollicitons la faveur de renvoyer à Votre Majesté nos humbles remercîments pour votre très-gracieux discours du trône.

« C'est avec la même affliction et la même indignation que nous voyons la guerre prolongée par cette ambition insatiable qui a porté les ennemis de Votre Majesté à la commencer, et qui s'obstine à contrarier le plus vif désir et le plus pressant effort de Votre Majesté tendant à rétablir la tranquillité publique.

« Nous constatons, avec la plus sincère et la plus profonde gratitude, la sagesse de Votre Majesté et sa constante préoccupation du bien-être véritable de son peuple; nous approuvons votre vif désir de la paix et

votre résolution ferme et inébranlable de ne jamais sacrifier à ce désir, ni au repos temporaire et à l'avantage passager de vos sujets, les droits essentiels et les intérêts permanents, au maintien et à la garantie desquels sont principalement liées la force future et 'la sécurité de ce pays...

« Nous sommes on ne peut plus sensibles à la sollicitude paternelle que Votre Majesté a montrée pour le bonheur général de votre peuple dans les efforts tentés par Votre Majesté afin d'éteindre cet esprit de rébellion que nos ennemis ont trouvé moyen de fomenter et de soutenir aux colonies, et de restituer à vos sujets américains abusés cette condition heureuse et prospère qu'ils puisaient autrefois dans une obéissance légitime aux lois ; et nous demandons la permission d'assurer Votre Majesté de notre concours et de notre assistance énergiques pour déjouer les desseins de nos ennemis, également nuisibles aux intérêts réels de l'Amérique et à ceux de la Grande-Bretagne...

« Fermement résolus à ne reculer devant aucune difficulté et à ne repousser aucune chance dans la défense de notre pays, et pour garantir ses droits et ses intérêts essentiels, nous continuerons à donner notre concours et notre appui les plus dévoués dans la poursuite du grand et important conflit où nous sommes engagés.

« Nous comptons sur la protection de la Providence dans une cause si juste, et nous sommes intimement convaincus que, par l'aide et l'assistance que nous apporterons sans hésiter, par la valeur des flottes et des armées de Votre Majesté, et par les effets vigoureux,

animés et. uniformes des facultés et des ressources de votre peuple, Votre Majesté sera capable de déjoup' les ambitieux desseins de vos ennemis, et de garanl les bienfaits d'une paix solide et honorable à tous vol domaines. »

Ce projet d'adresse, véritable charabia parlementaire, fut soutenu par lord Walsingham. L'émule de Southampton s'écria que la France s'était alliée avec l'Amérique, au mépris des traités existants, et que l'Espagne avait pris parti pour les États-Unis sans qu'aucun motif sérieux lui eût imposé cette règle de conduite. Arrivant à la Hollande, le gentleman ne put s'empêcher de regretter l'absence d'une ancienne et naturelle alliée. On poursuivrait la guerre, malgré les obstacles actuels et les défaillances de quelques personnes timides. Jamais on n'aurait la fatale pensée de retirer la flotte anglaise des côtes d'Amérique.

C'est le langage de ceux qui prétendent encore que Washington n'est qu'un chef de bandes, et qu'on ne peut céder, sans se compromettre, à des insurgés.

Le comte de Shelburne demande la parole. Si le sang coule en Amérique depuis 1775 et depuis Lexington, si la guerre là-bas n'a pas de fin, c'est parce qu'on manque de système, qu'on manque de plan et qu'on n'est pas renseigné. La France a profité avec intelligence de cette situation. D'où viennent tous les malheurs? De ce fait : l'Angleterre est arrivée trop tard dans la baie de Chesapeak.

Shelburne vocifère :

« Si la guerre continuait, comme par le passé, avec

m même manque de système et de plan, nous aurions [ nmédiatement un autre Chesapeak à la Jamaïque ! un I .sapeak aux Barbades! un autre Chesapeak dans J ites nos îles des Indes! Nous attendrions même un iutre Chesapeak à Plymouth, et ne serions pas éton- .îés de trouver un Chesapeak sur la Tamise. »

On propose de prolonger la guerre ! où sont les ressources? Depuis que les Howe et les Clinton rédigent des bulletins de victoire qu'il est bon de lire entre les lignes, on a augmenté la dette nationale de 80 millions de livres sterling. Avant la fin de la prochaine campagne, on aura encore dépensé 20 millions. Où trouver ces 20 millions, et le reste? car est-on sûr de réussir après une nouvelle campagne?

L'opposant offre d'ajouter ces mots au second paragraphe de l'adresse :

« Et, sans délai, nous nous appliquerons, dans 'union de nos cœurs, à préparer et à peser, pour ses flottes royales, tels conseils capables d'exciter les efforts, de diriger les bras et de commander la confiance de tous ses sujets. »

Le duc de Richmond appuie l'amendement. Il signale en outre une inexactitude. Le deuxième para-' graphe déplore que la guerre soit éternisée par l'ambition des ennemis de George III. Le préopinant expose : «Les ministres du roi, et non l'ambition insatiable des ennemis de Sa Majesté, ont été la cause, non-seuleinent de la guerre, mais encore de toutes les calamités qui se sont succédé à de si courts intervalles et qui ont bris naissance presque à l'origine du règne actuel. »

Le comte de "Westmoreland cueille, dans l'histoire ancienne, un exemple qui le décide à rejeter l'amendement. L'Angleterre vaincue doit déclarer à la France et à l'Amérique ce qu'une nation malheureuse répondait jadis à Pyrrhus victorieux : « Rendez-nous votre victoire et nous ferons la paix. »

Ce Pyrrhus, tombant dans la discussion, ne fut pas tout à fait du goût de YEarl of Abingdon. Le comte, restant cantonné sur le terrain de l'histoire, montra qu'une nation gouvernée par des ministres perfides ou légers se perdait toujours.

Le duc de Dorset votera l'adresse pure et simple. Le marquis de Rockingham défend l'amendement. D'après lord Stormount il faut se battre encore. Le duc de Grafton est d'avis que l'on doit changer d'hommes et de mesures : « Men must be changea as wellas measures. »

Le comte Grosvenor s'écrie : «J'aime mon roi, j'aime la constitution de mon pays, et je pense que mon devoir rigoureux envers l'un et l'autre est d'applaudir à l'amendement proposé par le noble lord. »

Ce n'est pas du tout l'idée du comte de Hillsborough. Selon lui, la majorité de la Chambre ne saurait agréer une motion destinée à causer la ruine du pays.

Une réflexion fort juste vient à lord Camden. Le discours du roi et l'adresse renferment un point obscur. Les deux documents ne disent pas un mot de la guerre, et ils parlent de la continuer. Mais avant de réclamer de nouveaux sacrifices, il faut faire connaître la situation.

Le lord chancelier montra, dans un discours éloquent, que les alarmistes avaient tort.

On vota. L'amendement, fort bénin et très-inoffensif, fut rejeté par 75 voix contre 31.

A la Chambre des communes, l'honorable Charles George Perce val lut une adresse ainsi conçue :

« Nous assurons à Votre Majesté que nous

voyons avec peine que la guerre est encore prolongée par cette ambition insatiable qui a, dès le principe, excité nos ennemis à la commencer.

« Nous apprenons, avec la plus profonde

douleur, que les événements de la guerre ont été trèsmalheureux aux armes de Votre Majesté, en Virginie, et ont abouti à la perte de vos forces dans cette province.

« Nous sommes intimement persuadés que le but principal de nos ennemis en se liguant était de fomenter et d'entretenir la rébellion dans le nord de l'Amérique ; et, sous l'agréable illusion de l'établissement d'un empire indépendant, de rendre les colonies de Votre Majesté subordonnées au pouvoir et à l'influence de la couronne de France. Mais Votre Majesté peut compter sur notre concours dévoué à seconder ses efforts, tendant à déjouer les dangereux desseins de nos ennemis, également nuisibles aux intérêts -réels de l'Amérique

et à ceux de la Grande-Bretagne »

Fox, dans une improvisation amère, attaqua le projet. Il ne pouvait prouver que les ministres étaient à la solde de la France, mais il affirmait qu'ils méritaient d'être payés par l'ennemi.

Il rédigea cet amendement : « Et, sans délai, nous nous appliquerons, dans l'union de nos cœurs, à proposer et à peser tels avis qui puissent dans cette crise exciter les efforts, diriger les bras, et, par un changement absolu de système, commander la confiance de tous les sujets de Sa Majesté. »

Lord North, tout à fait remis de son émotion du 25, repartit à Fox : « Il nous est arrivé un désastre en Virginie. Faut-il donc nous coucher à terre et mourir? Non ! Ce malheur doit nous pousser à l'action. Unis, nous pouvons tout sauver; nous perdons tout si nous cédons au désespoir. »

Barke fut cruel. Il dit : « Grand Dieu! nous parlerat-on encore des droits pour lesquels nous avons fait la guerre? Oh! les droits excellents! oh! les droits précieux? Précieux! sans doute, car ils nous coûtent assez cher. Précieux ! car l'Angleterre les a payés delà perte de treize colonies, de quatre îles, de cent mille hommes, de 1,750 millions. Oh ! les droits merveilleux ! qui ont fait perdre à la Grande-Bretagne l'empire des mers, cette grande et solide supériorité qui faisait plier le monde devant nous ! Droits inestimables qui nous ont ôté notre rang parmi les nations, notre importance au dehors, notre bonheur au dedans; qui ont ruiné notre industrie, notre commerce, notre navigation; qui du plus florissant empire ont fait la puissance la plus réduite et la moins enviable de l'univers. Droits merveilleux! qui nous prendront bientôt le peu qui nous reste. Nous avions droit de taxer l'Amérique, dit le noble lord, et parce que nous avions ce droit, il fal-

LES FRANÇAIS EN AMÉRIQUE. 3o3

lait l'exercer ! Pauvres gens infatués d'eux-mêmes ! pauvre pays ruiné ! Ne savez-vous pas que le droit ne signifie rien sans la puissance qui l'applique. Un droit qui ne peut s'exercer, qu'est-ce autre chose qu'un mot vide de sens? — Bon ! dit un sot, fier de sa prérogative sur les bêtes des champs, il y a une laine excellente sur le dos de ce loup ; il faut donc le tondre. — Quoi ! tondre un loup? — Oui. — Mais s'y prêtera-t-il? Avez-vous réfléchi à la peine? Comment prendrez-vous cette laine? — Non, je n'ai réfléchi à rien, je ne connais et ne veux connaître que mon droit. Un loup est un animal qui porte de la laine, tous les animaux à laine doivent être tondus. Je tondrai le loup. »

Le loup hurla, mordit, et refusa de se laisser tondre. Il était sage de ne pas insister et de désapprouver la politique de George III. C'est pourquoi l'adresse obséquieuse de l'honorable Perceval, frère du comte d'Egmont, fut approuvée par 218 voix contre 129, que recueillit la motion de Fox.

Les deux votes du Parlement étaient loin de traduire les vœux de l'Angleterre. A une certaine époque, au début des hostilités, on avait vu les masses applaudir aux résolutions viriles du gouvernement. Le 27 novembre 1781, le peuple, autrefois si partisan de l'action, pensait : On a expédié là-bas des milliers d'hommes et des monceaux d'or. On n'a pas réussi. Pourquoi s'obstiner?

Qu'un lord Southampton conjure le roi de ne jamais sacrifier au désir de la paix le « repos temporaire » et « l'avantage passager » des sujets, rien de mieux :

quand on ne paye pas les charges, on trouve le fardeau de la dette léger. Mais les contribuables, les gens que l'on pressure et qu'on ruine, tiennent un autre langage.

Impossible, hélas! de rappeler à la vie les Anglais morts en Amérique, au nom d'un principe que les ministres présents et passés auraient bien dû ne jamais inventer. On espère, toutefois, par le travail, relever le crédit. A une condition : on se hâtera de terminer la guerre.

Voilà ce que la Grande-Bretagne, qui ne siège pas au Parlement et qui ne porte pas perruque, crie à George 111 ! Sera-t-elle entendue ?

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