‹ La guerre de libération, 1914-1918 (volume 2)Chapitre 56 sur 69 · I. KFFORT INTERIEUR EN FRANCE ET EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

I. KFFORT INTERIEUR EN FRANCE ET EN ANGLETERRE

Et néanmoins, lorsque tout à coup la Belgique fut

envahie au mépris des statuts les plus sacrés de

l'Europe et même des intérêts immédiats de TAngle-

terre, toute la Grande-Bretagne se dressa contre

I Tenvahisseur de la petite nation amie, et sans hésiter,

surexcitée par le sentiment élevé du devoir et de Fhon-

i neur, se jeta dans la plus affreuse mêlée de l'histoire.

Aussitôt, toutes, ses troupes disponibles, ses corps

d'armée expéditionnaires sont venus se joindre à nos

; armées, sur les frontières de la Belgique, et ils se sont

héroïquement conduits, à Gharleroi, sur la Marne,

dans les Flandres, pendant que, sur mer, la puissante

flotte anglaise garantissait nos côtes et nos colonies.

; C'était déjà beaucoup. Gela ne suffit pas à la Grande-

1 Bretagne. Sous l'impulsion éclairée, énergique, de son

gouvernement, de son parlement, de son admirable

ministre de la Guerre, lord Kitchener, elle obtint

ibord d'innombrables volontaires, puis elle adopta le

rvice militaire obligatoire, pour mettre sur pied

IX, sept millions d'hommes, tirés non seulement de

s îles d'Europe, mais de tout l'empire Britannique,

l'Australie, des Indes, du Canada... et en former

superbes armées, solides, bien armées, bien équi-

es, bien entraînées, qui n'ont pas tardé à montrer

iir nos champs de bataille de France, comme aux Dar-

lanelles, en Egypte, à Salonique... que la force d'âme

tnglaise est toujours debout.

Les hommes ne suffisaient pas, pour réussir dans

interminable guerre de tranchées; il fallait, comme

liez nous, des canons, des munitions, du matériel de

lerre à profusion. L'Angleterre l'a compris comme la

mce et s'est mise à l'œuvre avec une énergie, une

ite dans les idées, qui ont été aidées par les grandes

-sources de son territoire en fer, en houille et en

uvriers.

L'énorme effort industriel, financier, qu'elle a ccompli, et qui restera comme une des merveilles de histoire, a été dirigé de main de maître par un homme,

auquel FAngleterre doit beaucoup, M. Lloj^d George, d'abord ministre de TAnnement et des Munitions, et, depuis la mort de lord Kitchener, ministre de la Guerre.

Les résultats de ces efforts gigantesques sont allés en grandissant, pendant Tannée 1915, tant en Angleterre qu'en France. Ils n'ont donné leur plein qu'au commencement de 1915. Il était bon de s'en rendre compte, avant d'examiner les opérations des armées anglo-françaises, sur le front de France, pendant l'année 1915.

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