‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 100 sur 332 · MOUVEMENT TOURNANT DES CONFÉDÉREÉS · texte numérisé non relu

MOUVEMENT TOURNANT DES CONFÉDÉREÉS

rait se déployer entre ce village et le piton de la tour à l’ex- LA -ce trème gauche dont nous avons parlé. La colonne de gau- LA on : che, conduite par le général Zastrow. décrirait une à at- courbe intérieure et se placerait à gauche de la première 1 uis entre Ossendorf et Menne. Les deux divisions prendraient | de les Français en flanc et à dos pendant que l'armée du t4 en- prince Ferdinand, dont on espérait la prompte entrée en À | eur ligne, était destinée à les aborder de front; en attendant, 1 s'a- pour détourner leur attention, la légion britannique des- | le. sinerait une fausse attaque contre la ville de Warburg. mp Aussitôt avisé de l'approche des confédérés, Du Muy de; avait pris ses dispositions : 4 brigades d'infanterie et 2 bat- | ju teries sous les crdres de Ségur prirent position sur la Ni | ris chaine des hauteurs à quelque distance de Warbuürg ; Mau- : 1h oin péou, avec deux brigades, fut posté à la droite en decà de | ar- la ville ; la cavalerie, sous les généraux de Lutzelbourg et ( où Dauvet, futmassée au centre, vis-à-vis de la plaine quis'étend lle de Menne à Warburg; les dragons de Fronsac se formèrent re- entre l'infanterie de Ségur et la grosse cavalerie; enfin, 1e$ derrière la gauche de cette dernière, la brigade de Rouerhe gue constitua la réserve ; le corps de Fischer fut chargé de rer défendre la ville et la tour de Warburg; l'artillerie fut qui distribuée entre le centre et la droite. Par mesure de prérec caution, les gros bagages et les équipages avaient été

renvoyés sur l’autre bord de la Dymel. Il est évident que

Du Muy ne s'était pas rendu compte du plan d'attaque (4 de son adversaire. Comme le dit fort bien un corres- jf | j

pondant anonyme (1) : « Tout notre objet fut celui de défendre le front du camp, d'occuper la ville avec de l'infanterie et de laisser en avant de cette droite les compagnies de chasseurs, les grenadiers, la cavalerie et l’inà fanterie de Fischer, malheureusement, on prit le contrepied de l’objet du prince Ferdinand qui porta toutes

re rrenen Tien

(1) Détail de l'affaire de Warburg, Archives de la Guerre, 3558.

ses forces sur notre gauche en nous prenant par nos derrières; on n'eut pas le moindre scupcon de son projet, ses manœuvres étant couvertes par les bois. À midi, ne pouvant plus douter du dessein de l’ennemi qui montait le mamelon de montagne derrière notre gauche au haut duquel il y à une tour, on fit marcher les brigades de Bourbonnais, la Couronne, Rouergue et les brigades suisses, lesquelles marchant à tire d'’aile y arrivèrent essoufflées, mais avec cette valeur qu'on ne peut bien exprimer qu'en les voyant agir; le feu commença un peu après midi. »

Revenons au amp des confédérés où on attendait avec impatience la venue du corps principal : « Les têtes de colonnes de l'armée (1) débouchèrent vers les 6 heures du matin sur les hauteurs de Corbeck (2); le passage du Dymel avait un peu retardé sa marche; on la pressa, mais avec toute la bonne volonté que le soldat marquait, il était impossible d'arriver aussitôt qu'on l'aurait souhaité; pour ne pas perdre de temps, la réserve de M. de Sporcken s'ébranla à 7 heures du matin et marcha selon sa destination pour tourner l’ennemi... Un brouillard épais qui nous couvrit à l'ennemi, nous empêcha de notre côté de voir ce qui en était. On n’en pressa que plus la marche, quoique qu'un ruisseau qu’il fallait passer et un marais qu'il fallait tourner la rendit plus longue et la retarda davantage. »

D'après cette relation, le combat n'aurait débuté qu'à 4 h. 1/2. En tout cas, le mouvement tournant des confédérés était déjà fort avancé quand le général français comprit que la nossession du mamelon de la tour déciderait du gain dela bataille. Le narrateur allemand donne des détails intéressants sur la lutte qui s'engagea sur

(1) Relation officielle du prince Ferdinand. Record Office. (2) Village près de Liebenau qu'il ne faut pas confondre avec Corbach où eut lieu le combat de ce nom.

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