OPERATIONS D'AMHERST
Murray en lui envoyant un officier déguisé avec quatre rangers; ils apportaient l'avis que la division était en marche pour rejoindre les autres fractions des forces britanniques et qu'elle comptait arriver à la Prairie dans deux ou trois jours, c'est-à-dire vers le # ou 5 septembre. La chute de l'Ile aux Noix entraina celles des forts Saint- Jean et Chambly qui furent évacués les 29 et 30 août; les détacherents français qui avaient occupé ces postes, ainsi que celui de Sorel, refluèrent sur la Prairie, Varennes et Longueil, où nous les laisserons momentanément pour accompagner la grande armée qui, sous le commandement du général en chef Amherst, envahissait la colonie par le sud.
Ambherst était à Albany quand il recut la dépèche de Murray, du 30 avril, lui faisant part de sa défaite et lui demandant des renforts. 11 lui répondit à la date du 19 mai, en ui annonçant l'envoi de 2 régiments de la garnison de Louisbourg, seules troupes dont il püt disposer. Cette brigade, sous les ordres de lord Rollo, fit voile de Louisbourg le 1‘ juillet et ne rejoignit Murray que le 17 août au méridien de Sorel.
Le 28 mai, les Anglais apprirent, par des déserteurs français, la levée du siège de Québec. Amherst poussa avec activité les préparatifs pour la double invasion du Canada, confia, comme nous venons de le voir, au colonel Haviland la mission d'attaquer l'Ile aux Noix et se dirigea lui-même sur Choueguen qui avait repris son nom britannique d’Oswego. Il s’y installa le 9 juillet (1) et employa un mois à rassembler ses troupes et à organiser les moyens de traverser le lac Ontario et de descendre le Saint- Laurent. Enfin il s'embarqua, le 10 août, avec ses réguliers, suivis le lendemain par les provinciaux commandés
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