‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 2)Chapitre 283 sur 332 · PITT REFUSE D'ACCEPTER LE MEMOIRE · texte numérisé non relu

PITT REFUSE D'ACCEPTER LE MEMOIRE

seul; quand il arriva à la seconde des réclamations espagnoles, celle qui concernait la pèche à la morue, Pitt qui s'était échauffé au fur et à mesure de sa lecture, « ne put s'empêcher d'éclater ». IL s'écria « que l'Angleterre ferait expliquer l'Espagne avant qu'il fût peu de temps et que l’on saur..it à quoi s’en tenir ».

De l'Espagne on passa à l'Allemagne. Voici le récit que fait Bussy de cette phase de la discussion: « Selon lui (Pitt) le projet de garder Wesel, la Gueldre et Francfort, est celui d'avoir deux sentinelles sur Hanovre qui mettraient l’Electeur et ses alliés dans la nécessité de rester dans un état contiauel de guerre ; et par conséquent l’Angleterre ne peut que le rejeter. Je lui dis qu'au moment que le courrier allait partir, le Roi avait reçu le consentement de l’Impératrice Reine à sa paix particulière avec l'Angleterre; mais que c'était à deux conditions : l’une, la conservation des Pays du roi de Prusse, l’autre de ne donner aucun secours, de quelque espèce que ce fût, aux alliés respectifs, et que j'avais rassemblé le détail de ces conditions dans une note que je lui donnai, et dont je joins ici copie. Il la lut et m'assura que le roi d’Angleterre serait très mécontent de pareilles conditions; que ses engagements le mettaient en état de donner un secours illimité au roi de Prusse, et qu'il serait contre son honneur de s’obliger à ne lui donner des secours d'aucune espèce; que d'ailleurs S. M. Britannique ne pouvait se désister de la demande d'évacuer Wesel et Gueldre, et que si la France ne pouvait y consentir, il ne pouvait y avoir de paix. »

Fort mal commencé, comme on le voit, l'entretien se termina par le rejet de la plupart des propositions de la cour de Versailles. Pour ea finir avec le mémoire appüuyant les revendications espagnoles, Bussy recut, le 24, de Pitt, une lettre refusant d'accepter la pièce : « Vous verrez, Monseigneur, écrit-il à ce propos, que pour en

Les

|L''AURE or

tem

Page 1