FORCES DE L'ESPAGNE
lui #vait permis de porter de si rudes coups à l'empire colonial de la France et qui devenait une menace permanente et grandissante pour les possessions espagnoles d'outre-mer. Malheureusement, l'époque choisie pour l'exécution d’une conception à la fois hardie et logique était beaucoup trop tardive; les auteurs du projet ne tcnaient compte ni de l'épuisement de la marine française, ni de la faiblesse des armements que l'Espagne pourrait opposer à sa puissante rivale. A la fin de 1761 (1), l’Angleterre possédait une force navale de 105 vaisseaux de ligne et 111 frégates ; la France ne pouvait mettre en ligne que #8 vaisseaux auxquels se joindraient 57 espagnols (2). Mais si l'égalité semblait exister sur le papier, il y avait infériorité marquée au point de vue de la valeur du personnel, tant officiers que matelots : Tandis que les flottes alliées, à de rares exceptions près, étaient montées par des équipages mal recrutés, incomplets, sans pratique de la navigation, les escadres britanniques jouissaient de tous les avantages qu'assurent le prestige de chefs habitués à la victoire, l'expérience de longues campagnes à la mer et la forte discipline des subordonnés.
L'armée de terre espagnole, peu nombreuse — en 1760 elle ne comptait que 91.311 hommes et n'avait recu depuis cette époque que des augmentations sans grande importance — était à peine exercée, médiocrement entretenue et mal commandée. Seules, les finances étaient prospères. Le budget de 1760 (3) comportait environ 136 millions de livres en recettes contre 90 millions de dépenses et faisait ressortir un beni de #6 millions auquel
(1) Annual Register, vol. IV, 1761, p. 190. Hunt, Political History of
England, vol. X, p. 29.
(2) Sur ce nombre, 49 seulement étaient en état de prendre ia mer. Rousseau, Règne de Charles HE, vol. 1, p. 83.
(3) Bristol à Pitt, 11 février 1760. Record Office.
s'ajoutaient les remises des Amériques et des Philippines, évaluées à 73 millions de livres. Les richesses ainsi accumulées, qui eussent permis le maintien d’un état militaire imposant, avaient été gaspillées en construc-
tions somptueuses et inutiles. Beaucoup mieux renseigné
que son rival français, Pitt s'était rendu compte de la faiblesse du colosse aux pieds d'argent, image véridique de l'Espagne d'alors; aussi n’avait-il pas hésité à affronter une guerre de laquelle il espérait tirer de nouveaux avantages pour son pays. L'histoire démontra que son pronostic reposait sur des bases exactes et sur des informations correctes.
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Les cartes de région ont été calquées sur des cartes autographiées du dépôt de la Section historique du ministère de la Guerre.
A. Carte de la Saxe et de la basse Silésie.
B. Carte de la Hesse et d’une partie de la Westphalie.
Les plans de batailles joints à ce volume sont la reproduction de six plans, manuscrits ou gravés, conservés aux Archives de la Guerre. 19 Combat de Landshut. — Plan lithographié, sans nom d'auteur,
dressé vers 1850 et, semble-t-il, à l'état-major prussier.
2° Combat de Corbach. — Plan levé par le S' Fossé, sergent au régiment du Roi-[nfanterie, et gravé par Mme Maugein (de l’époque).
30 Combat de Warburg — Plan dessiné par C. C. de Pflueg, aide de camp du chevalier du Muy, et gravé par Mayr, à Cassel (de l'époque).
4 Bataille de Liegnitz (ou Panten), plan manuscrit (1) en couleurs, sans nom d'auteur (de l'époque).
5° Combat de Clostercamp. — Plan manuscrit dressé par les ingénieurs géographes du Roi (de l’époque).
6° Bataille de Torgau. — Plan dessiné par le capitaine saxon Aster, et gravé à Dresde à la fin du xvimnt siècle.
(1) Les villages de Schünborn et de Pohlschildern ne sont pas compris dans ce plan. Ils se trouveraient un peu en dehors du cadre, le premier au nord de Panteu, et le second au nord-est de Bienowitz.
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A n n [ EN hral | TABLE DES MATIÈRES | ; 1 fl If Ë ‘ rm fl 1 CHAPITRE I | Landshut et Liegnitz. (4 Pages, i Laudon en Silésie. — Combat de Landshut. — Prise de Glatz. — } | É Arrivée du prince Henri et des Russes à Breslau. — Bombarde- 3 ment de Dresde. — Levée du siège. — Marche parallèle de Daun et de Frédéric vers la Silésie, — Opérations sur la Katzbach. — | | Bataille de Liegnitz. — Recul des Russes..,........... er l (A! #1 ë