POSITION DES FRANÇAIS A WARBURG
leur camp sur des hauteurs de la rive gauche de la rivière, la droite appuyée à la ville de Warburg, la gauche vis-à-vis des villages de Menne et d'Ossendorf, Cette position, forte en apparence, avait de graves inconvénients que la description des lieux fera ressortir. La vallée de la Dymel, étroite et encaissée, est bordée de collines à relief accusé; de la rive gauche remontent des vallons qui pénètrent irrégulièrement dans le plateau et qui en détachent des mamelons parallèles pour la plupart au cours de l'eau. Au bord de la rivière, le profil est en géné- “al escarpé ; au nord de Warburg et dans la direction du hameau de Menne, le plateau, dont la crête est assez haute pour dominer le pays environnant, se termine par une pente en glacis et à faible déclivité. Deux points attirent l'attention; le premier, une butte au nord de la route de Warburg à Ossendorf, éloignée d’un peu plus d’un kilomètre de ce village et faisant face à Menne; le second, de quelques mètres plus élevé, en arrière du premier auquel il se relie par un petit col que traverse la route. Ce piton couronné par une vieille tour, très accessible par le versant nord, l’est beaucoup moins si on l’aborde du côté de la route d'Ossendorf à Germete et de la Dymel; le flanc du coteau qui descend à la rivière est couvert de bois, La ligne française dont la droite s’appuyait à la ville de Warburg, garnissait les crêtes en bordure sur la plaine de Menne et finissait au premier mamelon, non loin d'Ossendorf. La butte de la tour avait été laissée en dehors; pour protéger son flanc gauche, le général français s'était contenté de replier en potence deux bataillons. Cette omission coûta cher à Du Muy; elle compromit sa retraite que la nature du terrain et la Dymel à dos rendaient déjà fort délicate.
Le 31 au matin, Castries reçut ordre de reconnaitre l’enneini avec les compagnies de grenadiers et chasseurs de tous les régiments de la réserve, deux régiments de
mere L