acte as
uue sorte de rectangle irrégulier s'étendant à l'ouest jusqu'à l’échancrure de la rivière du cap Rouge; au nord il est limité par la côte d'Abraham qui, à peu près parallèle au grand fleuve, se prolonge jusqu'à la ville haute de Québec; à la base du massif dont il ne s’écarte que peu, le cours sinueux de la rivière Saint-Charies sert de fossé à cette forteresse naturelle. L'espace compris entre la rive du Saint-Laurent et la côte d'Abraham est la plaine du même nom, célèbre par les batailles qui s'y livrèrent en 1759 et 1760. À cette époque l'extrémité du plateau vers le cap Rouge était couverte de forèts qui entouraient et dépassaient les villages de Sainte-Foy, Saint-Michel et Sillery; dans les environs immédiats de Québec, le pays était en général cultivé et parsemé d'habitations.
Après cette excursion dans l’au delà dont le +4, ‘amant nous dérobe la vue, revenons À notre observatoire de la Pointe de Lévis. Toujours à notre gauche, au pied du promontoire de Québec, nous distinguons l'embouchure du Saint-Charles, le faubourg Saint-Roch, le palais de l’Intendance; puis franchissant du regard la rivière, nous apercevons les champs et les bâtiments de ferme du village de Beauport encadrés par la forêt primordiale; enfin, suivant la rive gauche qui, plate d’abord, s'élève graduel lement, nous devinons la rivière et le Saut de Montmorency ; à notre droite enfin la pointe verdoyante de l’île d'Orléans clôt le panorama.
Aux avantages naturels de la position l'art de l'ingénieur avait peu ajouté; aussi la capitale du Canada n'avait-elle guère de titres à la qualité de place fortifiée. Voici la description qu'en fait Foligny : « La vilie de Québec est située sur uns montagne très escarpée, bâtie en amphithéâtre, ayant haute et basse ville devant laquelle passe le beau fleuve Saint-Laurent, un des plus considérables du monde. Son enceinte peut avoir 1.100 à 1.200 toiies de circonférence, bornie au nord par la petite rivière Saint-Charles < x