FORTIFICATIONS DE QUÉBEC
se perd dans les terres, au sud par le fleuve qui peut avoir 7 à 800 toises de largeur à traverser devant la ville, à l’est par le même fleuve . . . . . où peuvent mouiller les vaisseaux depuis les 28 brasses jusqu’à 1% avec un très bon fond de sable vaseux ; l’eau est très claire et bonne à boire: à l’ouest par la grande terre et chemin royal qui conduit à la ville de Montréal ».
Du côté de la plaine d'Abraham existait un mur haut de 25 à 30 pieds, sans grande épaisseur, avec « des espèces de fossés », mais sans ouvrages avancés. Les remparts étaient garnis de 52 canons fort mal distribués. Trois portes percées dans l'enceinte s’ouvraient sur la banlieue; la première, celle de Saint-Louis, conduisait à la côte d’Abraham; la seconde, dite de Saint-Jean, donnait accès au chemin de Sainte-Foy; enfin la troisième, la porte du Palais, faisait communiquer la ville avec le faubourg de Saint-Roch, l'hôpital général et les paroisses de Beauport et de Charlebourg, éloignées l’une et l’autre de deux lieues, Les fronts autres que celui de terre n'étaient défendus que par des palissades et parles batteries en barbette, armées de 66 canons et 8 mortiers. La basse ville, édifiée le long du fleuve, et « où se tient tout le commerce », était protégée par # batteries de gros calibre ayant vue sur la rade. Enfin on avait érigé deux batteries à barbette de # canons pour couvrir les voies qui reliaient la ville haute à la ville basse.
Aussitôt arrivé à Québec, Montcalm ne perdit pas de tem »s pour y appeler les 5 bataillons qui étaient encore dans leurs quartiers d'hiver. 11 fut rejoint le 23 mai par Vaudreuil et peu après par Lévis; d'un commun accord on commenca à organiser la résistance. Tout d'abord, on pensa à s'opposer à la montée de la flotte ennemie, mesure qui semblait d'autant plus réalisable que, au dire des experts de la. rivière, la navig* ‘ion du Saint-Laurent en aval &e Québec et notamment à la Traverse, présentait des