‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 179 sur 303 · LES ANGLAIS MAIÎTRES DU LAC CHAMPLAIN · texte numérisé non relu

LES ANGLAIS MAIÎTRES DU LAC CHAMPLAIN

unis résolurent de rentrer par la rivière Connecticut, à bout de et de provisions et réduits à vivre de leur chasse, ils se divisè- (| ana - rent en petits pelotons dont quelques-uns tombèrent aux HA | atail- mains des sauvages et d’autres moururent de faim ou de fa- Ur chez tigue. Rogers et les plus solides de la bande gagnèrent un QI A endroit où un renfort en hommes et en vivres devait les Fan traite attendre. Ils ne rencontrèrent ni les uns ni les autres; le {HI ment détachement ami était bien venu au rendez-vous, mais | > raid après un séjour de deux jours, était reparti sans laisser la RU saint- moindre victuaille. A force d'énergie, Rogers parvint avec Li iciliés ur seul officier au premier poste anglais d’où il envoya au 11 (ONE tirer secours de ses compagnons. Parmi les captifs faits aux ME. itoire rangers, 10, ramenés à Saint-François, furent livrés aux QUE ;$ AUX femmes indiennes qui leur firent expier dans les supplices L ait dela | leur hardi mais sanglant exploit. 1 A >, que Depuis son arrivée à Saint-Frédéric, Amherst chez lequel NE | | géné- la hardiesse n'était pas la qualité dominante, s'était em- A dl 200 à ployé à rebâtir sur une plus grande échelle les forts fran- {E milieu e: is du Champlain, et à construire la flottille qui devait lui {1 le Mis- ÿ a “urer la suprématie sur les eaux du lac. Bourlamaque, (18 ireur: retiré à l'Ile aux Noix, dans la rivière de Richelieu, ou So- -Fran- | rel, à 3 kilomètres de sa sortie du Champlain, avait profité quelle du répit pour achever les ouvrages de campagne et pour age, le | commencer le fort d'hiver. Rassuré par l’inaction des Anrouva glais, il avait mème congédié pour la moisson une partie sauf et de ses Canadiens. A la surprise générale et malgré la saison ise fut avancée, Amherst embarqua son armée et fit voile le »s s'en 11 octobre de Crown Point ou Saint-Frédéric. Les berges nfants qui portaient le corps expéditionnaire fort de 10 à 11.000 t tra- hommes, étaient escortées par les bâtiments récemment brmée, lancés, un brigantin armé de 20 cauons, un senau et plu-

sieurs chaloupes munies d'artillerie. L'escadrille francaise,

prison- sous les ordres de M. de Loubara, officier de la marine

à en | royale, était inférieure tant en nombre qu'en puissance

PU e des unités; elle se composait d'une goélette et de 3 che- GUERRE DE SEPT ANS. — T, Il.

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becs; la goélette fit route pour la baie de Missiscouïi ; les chebees s'emparèrent d’abord d’une embarcation remplie de soldats, puis attaqués par le brigantin et le senau anglais, se réfugièrent dans une anse où de Loubcra coula ses trois navires et gagna Montréal avec ses équipages. L'opération fut si imparfaitement accomplie que les Anglais purent remettre à flot l’un des bâtiments dès le lendemain et un autre dans le courant de l’automne; seule la goélette francaise réussit à descendre la rivière de Sorel, La conduite de Loubara fut jugée sévèrement. « La perte des chebecs est une énigme pour moi, écrit Bourlamaque (1). Cet homme, aussi malheureux je crois qu’il est ignorant, a coulé ses bâtiments sans essayer sa marche, sans avoir essuyé un coup de canon, et sans avoir cherché à profiter de l'obscurité pour se sauver. Il s’est rendu à Montréal et sans doute il a des raisons, puisque M. de Vaudreuil me mande qu'il n’a pas pu faire autrement. Je ne lui donnerais pas, je crois, le commandement de la galiote de Saint-Cloud. » Entravé par les vents contraires et le mauvais temps, Amherst fut obligé de renoncer à son entreprise et vint réintégrer son camp de Saint-Frédéric d’où il ne bougea plus. Vers le milieu de novembre, les deux armées prirent leurs quartiers d'hiver, laissant des garnisons dans leurs postes avancés respectifs et la flottille anglaise maitresse du lac Champlain.

La campagne était terminée et dans peu de jours les glaces interrompraient toute communication avec la France; heureusement le départ de la flotte anglaise permettait de risquer l'envoi de dépêches à la cour; pour les porter, Vaudreuil et Lévis firent choix de l'officier colonial Le Mercier; ils lui confièrent tout un paquet de rapports. Dans une des pièces adressées au maréchal de Belleisle, Lévis

(1) Bourlamäque à Lévis. Ile aux Noix, 25 octobre 1759. Lettres de Bourlamaque. Collection Lévis.

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