‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 221 sur 303 · SITUATION CRITIQUE MAIS NON DÉSESPÉRÉE · texte numérisé non relu

SITUATION CRITIQUE MAIS NON DÉSESPÉRÉE

tique sans être désespérée, Malgré quelques échecs, le prestige des armes était encore à peu près intact; sans doute on avait perdu le Decan et Masulipatam, mais cet abandon rentrait trop dans les vues du Conseil de Direction de la Compagnie, pour qu'il fût un sujet de regrets; par contre, sur la côte de Coromandel, le territoire de la Compagnie avait été accru et la domination francaise consolidée par la destruction de Saint-David et par l'occupation d'Arcot et des postes avoisinants; les forces de terre, presque égales à celles de l'ennemi, suffiraient pour maintenir le statu quo. Le retour de la flotte au printemps prochain, l'arrivée de quelques renforts, permettraient de reprendre l'offensive et de retrouver le concours des princes indigènes toujours enclins à se mettre du côté du plus fort; seuls le manque d'argent et l'impossibilité de subvenir régulièrement aux besoins de l'armée étaient une source d'inquiétude. À celle-ci, nous devons en ajouter une autre, la plus grave de toutes, la désunion profonde qui existait entre le commissaire du Roi et la presque unanimité de ses collaborateurs tant civils que militaires.

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