‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 25 sur 303 · REPRISE D'OSNABRUCK PAR LES CONFÉDÉRÉS · texte numérisé non relu

REPRISE D'OSNABRUCK PAR LES CONFÉDÉRÉS

blée, en dehors d'affaires d'avant-postes sans importance, que par deux expéditions des confédérés; la première eut pour effet de déloger de Lübbecke les hussards de Berchiny et les volontaires de Muret. Cette pointe, dirigée sur la ligne de retraite de l’armée française, occasionna à l'état-major d'autant plus de souci qu’on attendait de Hervorden un convoi considérable de pain et un trésor de 2.100.000 livres sous l’escorte d’un régiment de cavalerie. Afin d'en assurer l’arrivée, Contades dépêcha le 25 juillet au secours de Berchiny (1), qui dans l'intervalle avait été rejoint par les irréguliers de Turpin et les grenadiers de Prague, 3.000 hommes sous les ordres du duc de Brissac. Ce détachement, composé de 20 compagnies de grenadiers, de 20 piquets d'infanterie empruntés à 17 régiments différents, de 1.000 chevaux et 5 pièces de canon, alla prendre position entre Lübbecke et Engeren à l'effet de protéger la route d'Hervorden. Le mouvement fut appuyé par Danlezy avec une division de 3.000 hommes; à l'approche de ce dernier, l'ennemi évacua Lübbecke où nos troupes rentrèrent sans opposition, et Danlezy revint au quartier général. Le second incident se passa à Osnabrück; cette ville avait été occupée le 1% juillet par M. de Comeiras avec ses troupes légères; il s’y était emparé d'un hôpital anglais et d’un gros magasin de fourrages évalué à un million de rations; mais le succès ne fut qu'éphémère. Le 28 au matin, le général Drèves, de retour de sa course à Brême avee 4 bataillons d'infanterie, un régiment de dragons et quelques chasseurs, recouvra la ville après un combat qui lui coùta une centaine d'hommes; les volontaires de Clermont qui constituaient la garnison francaise, y perdirent une pièce de canon, plus de 200 tués, blessés ou pris et leurs équi-

(1) Contades à Belleisle. Minden, 28 juillet 1759. Archives de la Guerre. Allemagne, 3519.

gs

RS

es ee

se TS ;

gs

re -

tn

pages. Le stock de fourrages était resté intact. Drèves, plus diligent que le commandant français, s'employa activement à le mettre en sûreté au delà du Weser.

Dans l'esprit de Ferdinand, les affaires de Lübbecke et d'Osnabrück n'étaient que le prélude d’une opération dont le but serait de déterminer Contades, en coupant sa base de ravitaillement, à abandonner sa position sous Minden, puis, ce résultat obtenu, de secourir la ville de Munster. Pour assurer l'exécution de ce plan, il avait confié au prince héréditaire (1) 6 bataïllons, 10 escadrons de dragons et de hussards et les chasseurs hanovriens, soit 5 à 6.000 combattants, que renforceraient les 3.000 de Drèves. La nouvelle de la capitulation de Munster vint simplifier le projet et le réduire à une manœuvre dont les effets furent des plus décisifs.

Chez les Français, les petits combats que nous venons de relater semblent avoir excité les cerveaux; on aspirait à. une véritable bataille; on reprochait au maréchal de ne pas l’engager, et on contrastait sa prudence excessive avec la hardiesse heureuse de son principal lieutenant : « Ilse tient à l’armée beaucoup de propos, rapporte Cornillon (2), qui prouvent que l’on souhaiterait que M. le Maréchal voulüt aller plus vite à l'ennemi, ce qui leur fait désirer pour chef M. le duc de Broglie. Cela se dit hautemeni partout. » De son côté, Belleisle ne cessait d’insister (3) sur la nécessité de faire la guerre au coût des alliés : « Je ne vois de ressources, pour nos dé-

(1) Instructions pour le prince héréditaire. Petershagen, 24 juillet 1759. Westphalen, III, 392.

(2) Cornillon à Belleisle. Minden, 29 juiliet 1759. Archives de la Guerre. Allemagne, 3519.

(3) Belleisle à Contades, 23 juillet 1759. Archives de la Guerre, Allemagne, 3519. Cette dépèche, tombée entre les mains de l'ennemi avec la correspondance de Contades, quelques jours après la bataille de Minden, fut publiée en Hollande et en Angleterre; son contenu fit sur l'opinion une impression défavorable,

Drèves, oya ac-

ecke et on dont sa base Minden, lunster.

nfié au de drasoit 5 à de Drèmt simles effets

venons n aspi- | marérudence al lieups, r'apaiterait emi, ce e. Cela ne cesrre au nos dé-

llet 1759.

a Guerre.

llemagne, brr'espont publiée

pression

Page 1