‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 303 · FERDINAND SE RETOURNE CONTRE LES {RANÇAIS · texte numérisé non relu

FERDINAND SE RETOURNE CONTRE LES {RANÇAIS

fût d'opinion, d'après les rapports de ses espions, que Ferdinand était de relour à Munster, fit deux détachements de 8 bataillons sur Altkirchen el Siegherg, D'autre part, Blaizel avec 3.000 hommes de troupes légères s'avanca jusqu'à Franckenberg, occupa Fritzlar, et pour impressionner l'ennemi envoya sommer la ville de Cassel.

Ces démonstrations ne trompèrent pas l'état-major des confédérés qui se borna à diriger 2 bataillons contre slaizel. La première partie du programme était accomplie; restait le second chapitre qui consistait à tomber sur Le corps de Broglie avant qu'il pût être secouru et à le refouler sur le Rhin, Dans ce but, Ferdinand fit revenir ses troupes de la Franconie, les concentra à Fulde le 7 avril, en partit le 10, et après s'être assuré de Freyensternau et Ulrichstein dont il <hassa les avant-postes franeais, marcha en droite ligne sur Francfort; Le 12 avril, il était un peu au nord de Hanau, sur la rivicre de la Nidda, à Windeken, d'où il expulsa'le régiment de Royal Roussillon, avec perte de ses bagages et de quelques prisonnicrs.

Malgré la brusquerie de l'attaque, Broglie ne fut pas pris au dépourvu. Prévenu de la rentrée des confédérés à*Fulde, il activa les mouvements des Saxons, donna ordre à Saint-Germain de les remplacer à Limburg, fit venir son pare d'artillerie et indiqua le village de Bergen, à 2 lieues de Francfort, comme point de rassemblement général. Voici en quels termes il rend compte (1) de la si fuation à Belleisle : « Comme cela n'a paru pressant, je suis monté aujourd'hui à cheval avant le jour; je me suis porté à Wilbel où depuis plusieurs jours j'avais fait conduire la grosse artillerie et des pontons. J'ai fait jeter deux ponts sur la Nidda et j'ai attendu avec quel-

(1) Broglie à Belleisle, Bergen, 8 heures soir, 13 avril 1759. Archives de la Guerre, 3514.

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que impatience l’arrivée des troupes qui sortent difficilement des cantonnements. Enfin vers midi elles ont commencé à arriver de teus côtés et elles le sont toutes actuellement... M. de Castries est revenu avec toutes les troupes qu'il avait avec lui, et il me rapporte qu'on ne peut presque plus douter que les ennemis ne marchent sur trois colonnes. Le seul régiment de Royal Roussillon qui était à Windeken à perdu ses équipages que les hussards noirs ont pris... Le poste que l'armée occupe est trouvé fort bon par tous les officiers généraux et particuliers; nous avons eu le temps d'y placer les troupes aujourd'hui et tout est en règle, Si les ennemis nous y attaquent, il me semble que tout le ronde a beaucoup d'envie de faire son devoir, J'ai prévenu M. de Saint-Germain de tout ce qui se passe; je crois qu'il viendra le plus diligemment qu'il pourra. I aurait été à souhaiter qu'ileùt été envoyé quelques jours plis tôt... Giessen à tout ce qu'il faut pour une bonne défense; enfin j'ai tâché de ne rien oublier, Le magasin de Friedberg sera vraisemblablement perdu. »

Nous eP:pruntons à la relation de l'État-Major franais (4) la description suivante du théâtre de l'action qui allait s'engager : « Le poste de Bergen qu'il (le due de Broglie) avait reconnu il y avait longtemps et qu'il avait mandé à la cour ètre excellent, est d'une petite étendue. La droite appuie au village de Bergen qni est placé sur le bord du ruisseau qui continue depuis là jusqu'à Francfort, et est très escarpé proche de Bergen, qui est entouré de vergers fermés d'une hüie vive, avec beaucoup de pommiers en avant dont on forma un abatis. A la gauche était ur bois dans lequel se trouve aussi un escarper.ent très raide qui fourne jusque vis-à-vis Wil-

(1) Relation de l'Etat-Major francais. Archives de la Guerre, vol. 3514. (Voir la carte à la fin du volume.)

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