‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 4 sur 303 · DESCRIPTION DE LA POSRION DE BERGEN · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE LA POSRION DE BERGEN

bel et qui se ternuine à la Nidda. De la droite au centre, le terrain va en taontant insensiblement jusqu'à une ancienne tour, qui est le point le plus élevé du pays, et il redescend de à de mème jusqu'à la gauche. L'entredeux. du viilage au "ois, est une plaine très rase coupée transversalement par un ravin. Cette position obligeait nécessairement les ennemis à attaquer une des deux ailes, et mème les deux, avant de pouvoir marcher à la tour et de se mettre dans le rentrant. »

Comme où le voit. la clef de Ta défense était le bourg de Bergen. Entouré d'un mur de douze à dix-huit pieds de hauteur et de trois pieds d'épaisseur, muni d'un chàteau et d’une église qui pouvaient servir de réduit, Bergen était un poste fort respectable, capable d’une résis-

tance sérieuse; tout ar :.oins un assaut dirigé contre lui devraial être précédé du feu de lartillerie, qu'il serait d'ailleurs facile d'ouvrie de l'éminence voisine « Am hohen Stein », située à un kilomètre environ de l'enceinte.

Le petit plateau où la bataille fut livrée n’a, dans sa partie découverte, qu'une largeur de 1.100 mètres; la forèt de Wilbel à gauche, le village de Bergen à droite, le chemin creux qui faisait communiquer ces deux localités au centre, rendaient peu accessible la position choisie par Broglie. En outre, tandis que de Ja tour de Berger-Warte on dominait les formations du prince Ferdinand et qu'on était à même de suivre toutes ses manœuvres, la nature du terrain permettait 21 contraire aux Francais de dissimuler :e gros de leurs troupes dans la forêt, derrière la crête où dans les rues et maisons de Bergen. L'infériorité supposée de Fadversaire explique la précipilation des mouvements de Fernlinand et le peu üe moyens qu'il crut utile d'y affecter.

Dans Bergen même, le général français plaça huit bataillons allemands et suisses sous les ordres du baron de Closen; eu dehors de la muraille et à portée, onze batail-

lons francais et deux bataillons suisses, sous la direction supérieure du prince Camille de Lorraine, ässisté des maréchaux de camp d’Orliek et Saint-Chamans; derrière le bois de Wilbel, le contingent saxon et, en réserve, trois brigades francaises. Au centre, entre Les deux ailes et en arrière de 1 tour de Berger-Warte, la grosse cavalerie sur trois lignes; les dragons servant de soutien au centre et à la gauche: enfin lartilierie, commandée par le chevalier Pelletier, sur le front de bataille, Béfaleation faite des garnisons de Hanau, Francfort et autres villes, les Francais avaient présents à l’action #8 bataillons, #2 escadrons et des troupes légères, soit 29.000 à 30.000 combattants. L'armée du prince Ferdinand comptait (1) 25 bataillons réguliers, 39 escadrons et 3,500 des corps francs, soit en tout 27.900 hommes. Les effectifs étaient à peu près égaux de part et d'autre; les Français avaient plus de fantassins et de canons, tandis que les confédérés l'emportaient (2) en cavalerie.

Aussitôt que Ferdinand eut connaissance des mesures prises par Broglie pour la concentration de son armée à Bergen, il décida de brusquer Pengagement : « Comme toute mon exp"dition exigeait beaucoup de célérité, écritil (3), je résolus de marcher à eux sans perdre de temps. » Malgré la fatigue des troupes qui venaient de faire trois étapes forcées, ordre fut donné aux divisions de se mettre en route ävant le jour et de se porter le plus rapidement possible sur le plateau de Bergen.

Vers huit heures du matin, l'affaire débuta (4) par des

(1) Reden, vol. If, p. 6.

(2) Les effectifs des ‘ataillons et escadrons confédérés étaient plus forts que ceux des unités fr nçaises correspondantes,

(3) Ferdinand à Holucrnesse. Windeken, 14 avril 1759, Record Office.

(4) Le récit de la bataille de Bergen est tiré des rapports de Broglie, du prince Ferdinand, de Wutgenau, de la Geschichte des Siecbenjährigen Krieges, vol. HE, Berlin, 1828; Sodenstern, Die Schlacht bei Bergen, Kassel, 1861 ;

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