WEBSTER, N.Y
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rappel de Contades, étaient très mal disposés pour le remplaçant désigné. Dans ces conditions, à titre de mezzotermine, la cour se rangea à l'idée de la mission du maréchal d’Estrées. Le seul à avoir confiance dans le délégué extraordinaire était son vieil ami Belleisle; ni Choiseul ni la favorite ne faisaient grand cas de 5e. capacité militaire; aussi dans un billet infime le ministre des Affaires Étrangères ne cacke-t-il pas à Kaunitz (1) sou découragement et son peu d'espoir pour l'avenir : « Je rougis quand je parle de notre armée. Je ne peux pas me mettre dans la tête ct moins encore dans le cœur qu'un ramassis d'Hanovriens, etc., batte l’armée du Roï. Je ne sais pas où cette armée est à présent, je la crois dans la communication de Marbourg à Francfort; le maréchal d'Estrées y est arrivé; nous attendons ses premières relations d’après lesquelles nous nous déterminerons à donner un ordre positif pour combattre de nouveau le prince Ferdinand. Du moins c’est mon avis ainsi que celui de M. de Belleisle, car quand même selon notre usage nous perdrions la bataille, il ne peut nous arriver rien de pis que ce qui arrive, au lieu que si nous la gagnous, nous contenons le prince Ferdinand de façon qu'il ne fera pas de détachements en Saxe, et nous rétablissons l'opinion de nos armes en Europe et en Allemagne particulièrement. »
Ce fut le 25 août que le maréchal d’Estrées rejoignit l'armée; ses premières impressions furent mauvaises : « Je ne puis encore revenir de ma surprise, écrit-il (2) à un ami, quand je fais attention que dans moins de deux mois, l’armée française forte d'environ 100.000 Hommes soit diminuée de près de moitié; on peut à peine reconnaître les plus beaux régiments de France, les Royaux et
(1) Choiseul à Kaunitz, 28 août 1759. Archives de Vienne. (2) Lettre interceptée d'Estrées du 28 août 1759. Westphalen, IIT, 748.
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