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De
de troupes et un canon, fit de ces faibles moyens un si bon usage que les Impériaux se crurent en présence de i'avartgarde de Wedell et suspendirent leur mouvement. Peu à peu survinrent quelques escadrons prussiens, puis le général avec de l'artillerie. En fin de compte Hadick se retira à Eulenbourg et Wedell campa sous les murs & Torgau où il fut rejoint, le 14 novembre, par Dohna, qui, parti de Stargard le 31 ocobre, avait marché sans prendre un jour de repos. Les deux généraux prussiens continuèrent l'offensive et forcèrent Hadick à reculer jusqu à Penig'; les détachements impériaux qui avaient occupé Meissen en firent autant et cette partie de la Saxe retomba au pouvoir de la Prusse. L'armée de Deux-Ponts, après une vaine démonstration contre Leipzig, avait battu en retraite sur Chemnitz et était allée prendre ses quartiers d'hiver en Franconie.
Sur les bords de l’Elbe, la campagne se termina également sans incident. Avisé le 7 novembre du mouvement de Daun sur Dresde, le Roi avait repris aussitôt le chemin de la Saxe. Le 15, il effectuait sa jonction avec le prince Henri qui avait été détaché sur la frontière de Bohème: le lendemain il était à Gürlitz, et le 17 à Weissenberg où il fut informé que Daun avait levé le blocus de la capitale. Laissant le margrave Charles avec une partie de ses forces en Lusace, il se rendit avec le reste à Dresde où il parvint le 20 et félicita chaudement Schmettau de sa conduite énergique. Quant au maréchal Daun, il s'était établi dans le camp de Pirna pour surveiller la démolition du fort de Sonnenstein; il y demeura jusqu’au 21 et puis réintégra la Bohème sans être inquiété. L'armée prussienne fut distribuée dans les cantonnements de la Saxe, de la Lusace et de la Silésie où elle jouit d’un repos bien mérité. Seul le corps de Dohna dut retourner en Poméranie où il prit part aux derniers combats que livrèrent les Suédois avant de rentrer à Stralsund.
« À la fin des hostilités de 1758, écrit l’Autrichien Co-