‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 225 sur 361 · TE ———————————————————— — —————————Z · texte numérisé non relu

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sion, l'offensive du prince Ferdinand, et on songea à utiliser pour cet objet le corps de Soubise dont 'e départ pour la Bohême, tant de fois ajourné, avait été fixé à la fin du mois. Déjà les autorités militaires, toujours opposées à l'envoi du contingent, avaient présenté un mémoire (1) concluant à son emploi sur le Rhin. Louis XV, après quelques hésitations inspirées par la honte de manquer à la parole engagée, donna son assentiment.

Bernis annonce (2) à Stainville cette décision qu’il explique par l'absence de fonds pour la mise en route et pour l'entretien du corps auxiliaire. À ce propos, il revient sur l'obligation dans laquelle se trouve la France de modifier ses arrangements avec l'Autriche : « En deux mots, la nécessité nous force à abandonner le traité secret, et à nous tenir à celui de Versailles. Si l’on veut nos troupes, on n’aura pas notre argent, puisque nous sommes dans l'impossibilité de faire cette double dépense. » Suit le tableau habituel des charges résultant des subsides consentis, et du défaut de ressources pour les payer. Bernis termine en plaidant les circonstances atténuantes pour les auteurs responsables de la convention de 1757 :

« La cour de Vienne était pressée de se venger, le Roi de s'unir avec elle. L'amitié pour ses petits-enfants à augmenté l'impulsion; les contrôleurs généraux n’ont pas su nous dire qu’ils ne seraient pas en état de fournir à la dépense. On s'est embarqué témérairement. Que restet11? Que de revenir d'où l’on est parti et de rétablir la considération par une sage économie. Voilà, Monsieur, ce que vous représenterez avec force et avec adresse; on ne résiste pas à des vérités si lumineuses. »

A l’occasion du changement de destination des 30.000 auxiliaires, le Roi Très-Chrétien recut de sa sœur et cousine

(1) Mémoire militaire, 16 juia 1758. Affaires étrangères. (2) Bernis à Stainville, 22 juin 1758. Affaires étrangères.

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