‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 269 sur 361 · Voir · texte numérisé non relu

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DESCRIPTION DE LA à OSITION DE BERGEN. 7

bel et qui se termine à la Nidda. De la droite au centre, le terrain va en montant insensiblement jusqu'à une ancienne tour, qui sst le point le plus élevé du pays, et il redescend de Tà de même jusqu'à la gauche. L'entredeux, du village ‘u bois, est une plaine très rase coupée transversalement par un ravin. Cette position obligeait nécessairement Les ennemis à attaquer une des deux ailes, et même les deux, avant de pouvoir marcher à la tour et de se mettre dans le rentrant, »

Comrie on le voit, la clef de la défense était le bourg de Bergen. Entouré d'un mur de douze à dix-huit pieds de hauteur et de trois pieds d'épaisseur, muni d’un chàteau et d’une église qui pouvaient servir de réduit, Bergen était un poste fort respectable, capable d'une résistance sérieuse; fou ‘1 moins un assaut dirigé contre lui devraitil être précédé du feu de l'artillerie, qu'il serait d’ailleurs facile d'ouvrir de l'éminence voisine «Am hohen Stein », située à un kilomètre environ de l'enceinte.

Le petii plateau où la bataille fut livrée n'a, dans sa partie découverte, qu'une largeur de 1.100 mètres; la forèt de Wilbel à gauche, le village de Bergen à droite, le chemin creux qui faisait communiquer ces deux localités au centre, rendaient peu accessible la position choisie par Broglie, En outre, tandis que de Ja tour de Berger-Warte on dominait les formations du prince Ferdinand et qu'on était à même de suivre toutes ses manœuvres, la nature du terrain permetsit au contraire aux Francais de dissimuler le gros de leurs troupes dans la forêt, derrière la crête ou dans les rues et maisons de Bergen. L'infériorité supposée de l'adversaire explique la précipitation des mouvements de Ferdinand et le peu de moyens qu'il crut utile d'y affecter.

Dans Bergen même, le général français plaça huit bataillons allemands et suisses sous les ordres du baron de Clesen; en dehors de la muraille et à portée, onze batail-

lons francais et deux bataillons suisses, sous la direction supérieure du prince Camille de Lorraine, assisté des maréchaux de camp d’Orlick et Saint-Chamans: derrière le bois de Wilbel, le contingent saxon et, en réserve, trois brigades francaises. Au centre, entre Les deux aîtes et en arrière de la tour de Berger-Warte, la grosse cavalerie sur trois lignes: les dragons servant de soutien au centre et à la gauche; enfin lartiilerie, commandée par le chevalier Pelletier, sur le front de bataille, Défalcation faite des garnisons de Hanau, Francfort et autres villes, les Français avaient présents à laction #8 bataillons, #2 escadrons et des troupes légères, soit 29.009 à 30.000 combattants. L'armée du prinee Ferdinand comptait (1) 25 bataillons réguliers, 39 escadrons et 3.500 des corps francs, soit en tout 27.000 hommes. Les effectifs étaient à peu près égaux de part et d'autre; les Français avaient plus de fantassins et de canons, tandis que les confédérés l'emportaient (2) en cavalerie.

Aussitôt que Ferdinand eut connaissance des mesures prises par Broglie pour la concentration de son armée à

sagement : «€ Gomme

Bergen, il décida de brusquer Pen toute mon :xpédition exigeait beaucoup de célérité, écritil (3), je résolus de marcher à eux sans perdre de temps. » Malgré la fatigue des troupes qui venaient de faire trois étapes forcées, ordre fut donné aux divisions de se mettre en route avant le jour et de se porter le plus rapidement possible sur le plateau de Bergen.

Vers huit heures du matin, l'affaire débuta (4%) par des

(1) Reden, vol. IT, p. 6.

(2) Les effectifs es bataillons et escadrons confédérés étaient plus forts que ceux des unit ; françaises correspondantes.

(3) Ferdinand à Holdernesse. Windeken, 14 avril 1759, Record Office.

(4) Le récit de la bataille de Bergen est tiré des rapports de Broglie, du prince Ferdinand, de Wautgenau, de la Geschichte des Siebenjährigen Krieges, vol. I, Berlin, 1828; Sodenstern, Die Schlacht bei Bergen, Kassel, 1861 ;

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