‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 276 sur 361 · LES PRUSSIENS A BAMBERG · texte numérisé non relu

LES PRUSSIENS A BAMBERG

l'armée de l'Empire. » Wurtzburg fut sauvé par lavrivée

opportune du général autrichien Saint-André, Sechweinfurt par celle du partisan Fischer que Broglie avait dépêché avant son départ pour les eaux. Après 6 jours de repos à Bamberg, le prince Henri fit prendre les devants à son pare d'artillerie le 22 mai, et #8 heures plus tard se mit en route pour la Saxe; le rétour ne fut signalé par d'autre incident qu'un combat d'arrière-garde cù les Prussiens repoussérent les hussards et les pandours et leur enlevèrent 2 canons. À en croire Je rapport de Goertz (1, leur conduite pendant la retraite fut beaucoup moins exemplaire qu'au début de l'expédition. «Hs dévastent le pays partout où ils passent, en emmènent les subsistances ettout l'argent qu'ils peuvent ramasser. Is maltraitent cruellement les baïillifs et surtout les gens d'église, » A Bamberg ils réclamèrent au chapitre une contribution de 700.000 écus et détinrent des otages pour en assurer le paiement, Marainville qui était rentré comme attaché militaire au quartier général du due de Deux-Ponts, donne (2) les mêmes informations : « Les Prussiens ont emmené les chevaux, les bœufs, les vaches et tout ce qui pourrait faciliter les mouvements de cette armée. »

À propos de lincursion du prinee Henri en Franconie, les cours de Vienne et de Versailles échangèrent des récriminations où chacune rejetait sur laucre la responsabilité des malheurs survenus au due de Deux-Ponts. Aux plaintes transmises par Boyer, qui faisait l'intérim de l'ambassade de Vienne, sur l'inaction des Francais, Choiseul réplique (3) en attribuant les succès du prince Henri à deux causes : « La première, que M. le prince de Deux- Lonts est Le plus inepte de tous les hommes; la seconde,

(1) Goertz à Belleisle, Nuremberg, 26 mai 1759. Archives de la Guerre. (2) Marainville à Belleisle, Erlangen, 30 mai 1759. Archives de la Guerre. (3) Cuoiseul à Boyer, 28 mai 1759, Affaires Étrangères. Autriche,

que les Autrichiens laissent tranquillement le prince Henri évacuer la Saxe pour se porter en Franconie..…… Demandez un peu à M. de Kaunitz ce que sont devenus les 30.000 hommes de troupes autrichiennes qui devaient être avec l'armée des Cercles... Je m'attends qu'il dira que tous ces inconvénients n'arrivent que par notre faute, mais avec sa permission nous troyons que c’est par celle de la cour de Vienne. » Quelle cue fût la raison de l heureuse issue de l’entreprise, nous devons constater que l'expédition du prince Henri remplit le but proposé: elle mit l’armée des Cercles hors d'état de rien accomplir jusqu'au mois de juiliet. D'ailleurs l'impératrice Reine, mécontente à bon droit du due de Beux-Ponts, rappela la plus grande partie de ses nationaux et réduisit à # régiments de cavalerie et #.000 Croates le contingent affecté à l’armée de l'Empire.

Retournons maintenant à l'armée française : Peu de jours après la bataille de Bergen, Ferdinand avait fait part au roi de Prusse (1) de ses inquiétudes pour Munster et de son intention de rentrer en Westphalie; néanmoins il maintint son œuartier général à Ziegenhayn jusqu'au 15 mai, et ne se rendit à Lippstadt que le 18, laissant Imhoff avec sa division pour couvrir la Hesse. Avec quelque vérité il put se féliciter (2) d’avoir tenu les Français en suspens pendant plus d'un mois. De leur côté, ceux-ci, revenus de l'alerte que leur avait ocvasionnée l’incursion des confédérés, avaient réintégré leurs quartiers et étaient occupés aux travaux de réparation qui, en avance sur l'année précédente, étaient cependant en retard sur ceux de l'ennemi. Les régiments français et suisses avaient reçu et incorporé leurs jeunes soldats, mais le recrute-

(t) Ferdinand à Frédéric. Ziegenhayn, 23 avril 1759. Correspondance politique, vol. XVIII, p. 202.

(2) Ferdinand à Holdernesse. Ziegenhayn, 15 mai 1759. Record Office.

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