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JONCTION DE WANGENHEIM AVEC FERDINAND

quitta Dülmen, et après avoir passé par Munster dont il renforça la garnison, rejoignit l’armée confédérée à Osnabrück le 9 juillet. Le départ de Wangenheim laissait au pouvoir des Français toute la région comprise entre le Rhin et l’Ems, à l'exception des places de Munster et de Lippstadt.

Une retraite ininterrompue depuis le début de la campagne avait attiré à Ferdinand des critiques sévères de la part de son ancien chef le roi de Prusse. En cherchant à se disculper, le prince rend hommage (1) à la stratégie et à la tactique de son adversaire : « Le maréchal de Contades marche avec de grandes précautions, et se tient extrèmement serré. La manœuvre qu'il a jusqu’à présent exécutée, consiste à pousser un corps en avant sur sa droite, pour déborder ma gauche, mais ce corps ne s'éloigne jamais du gros que d’une heure de chemin, et les positions qu'il prend sont toujours très fortes, et il parait qu'il ne veut agir qu'à coup sûr. V. M. voit par là que je dois être un peu embarrassé ; je ne vois d’issue à ce jeu que de livrer bataille, et je ne saurais livrer bataille qu’en attendant beaucoup de la fortune. » Pourquoi Ferdinand adopta-t-il la direction excentrique d'Osnabrück? Sans doute pour faciliter la jonction de Wangenheim et pour être à même de secourir Munster; maïs, en revanche, il courait le risque d’être devancé sur le Weser. IL semblerait d’ailleurs que la cause immédiate du mouvement fût un rapport d'Imhoff (2) qui annonçait la présence de gros partis français dans les environs de Melle. La marche de Dissen à Osnabrück fut laborieuse ; la chaleur était intense et le pays difficile ; aussi l’étape commencée à cinq heures du matin ne se termina-t-elle pour la plupart des régiments confédérés que dans la nuit ou le lendemain matin. Le

(1) Ferdinand à Frédéric. Dissen, 6 juillet 1759. Westphalen, II, p. 328. (2) Reden, Feldzüge der allierten Armee, I, p. 39. CUERRE DE SEPT ANS. — T, Il, 3

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9 juillet, perdant que Ferdinand se reposait à Osnabrück, Contades s’installait à Hervorden, et Breglie avec son corps, qui, malgré son titre de réserve, servait d'avant-garde, s'emparait par un heureux coup de main de la forteresse de Minden.

Une première sommation faite au gouverneur de la place, le général Zastrow, n'ayant pas picduit d'effet, Broglie allait attendre les renforts et le canon qu'il avait ré clamés, quand arriva Fischer avec ses volontaires. Voici en quels termes le duc raconte l'aventure (1) : « Je l'ai chargé (Fischer \ ainsi que les hussards de Nassau, de chercher ur gué; ils n'en ont pas trouvé, mais ils ont vu un bac de l’autre côté du Weser; au moyen de quelques louis mon frère à fait passer à la nage un grenadier qui a ramené le bac dans lequel il a fait passer aussitôt le corps de Fischer ct a été avec lui. J'ai fait en même temps tourner la ville à M. le Baron de Closen, avec huit compagnies de grenadiers et huit piquets, pour aller se placer devant la porte de Nienbourg et empêcher que la garnison ne püt s'échapper par là. Les Fischers ont marché à l'ouvrage de la tête du pont; il y a eu quelques coups de fusil, j'ai fait tirer 7 ou 8 coups de canon de ce côté-ci de la rivière sur cet ouvrage et sur le pont, ce qui a si fort intimidé ceux qui le gardaient qu'ils se sunt enfuis dans la ville sans achever de lever le pont-levis. Les grenadiers de Fischer ont suivi e sont entrés après les ennemis dans la ville et ont été suivis de presque tout le corps qui ont pressé les ennemis de rue en rue et pris presque tout sur les remparts où ils se sont réfugiés. Mon frère y est entré avec eux et s’est occupé de sauver la ville du pillage. J'y ai couru de mon côté et je suis entré dans la ville avec 6 compagnies de grenadiers français avec lesquels nous avons fermé toutes les rues et mis dehorx tous les Fischers qui ont un peu pillé mais

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(1) Broglie à Contades. Minden, 9 juillet 1759. Archives de la Guerre, 3518. :

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