‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 311 sur 361 · CRITIQUES DE LA CONDUITE DE CONTADES A MINDEN · texte numérisé non relu

CRITIQUES DE LA CONDUITE DE CONTADES A MINDEN

du service du Roi : « C'est un bon militaire, il n'y en a pas beaucoup à choisir, il faut que le Roy s'en serve; mais il faut en mème temps le tenir dans sa place en attendant qu'on puisse l'employer seul dans quelque partie. Je veux mème éloigner de moy toute idée qu'il ait été capable de rester dans l'inaction le 1°" d'aoust pour faire échouer votre attaque: l'action serait trop noire et trop criminelle, et je ne l'en puis pas croire capable. Quoy qu'il en soit, j'ay crû devoir me taire sur son sujet, et toutes les fois que le Roy l'employera en particulier, je me mettray par dessus la tête pour l'ayder de tous mes moyens et de toutes mes forces pour le faire réussir, parce que je ne veux que le bien, et après les malheurs que j'ay éprouvés je me suis voué au Roy et à ses affaires sans aucune autre espèce de vie particulière, quelle qu'elle puisse être... »

Quoi qu’en püt dire Belleisle, l'opinion était en généal défavorable à Contades qu'elle rendait responsable du malaeur de Minden. On lui reprochait d'avoir affaibli son armée par de trop nombreux détachements, d'avoir mal choisi le terrain de la bataille, de n'avoir pris aucune precaution pour la retraite en cas d'échec, enfin d’avoir permis à l'ennemi de couper ses communications avec le corps d’Armentières, et de s'être laissé acculer à la disastreuse nécessité de se retirer par la rive droite du Vveser en sacrifiant ses magasins et ses équipages. D’après Slarhemberg, qui reproduit ces accusations (1), Louis XV se montrait plus irrité et plus troublé qu'il ne l'avait jamais été; le ministère était divisé en deux camps : tandis que Belleisle et Soubise donnaient raison à Contades et attribuaient la défaite à la désohtissance de son lientenant, la plupart de leurs collègues ne voyaient d'autre remède que là nomination de Broglie au commandement en chef. La Pompadour et Choiseul, quoique résignés au

(1) Slarhemberg à Kaunilz, 10 acût 1759. Archives de Vicune.

LA

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