‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 310 sur 361 · D TRE · texte numérisé non relu

D TRE

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à POLÉMIQUE AU SUJET DE BROGLIE. 85 : pessi- L toutes les maisons de Paris et de Versailles, et l'on y dit que Rs 4 c'est M. de Broglie qui à sauvé et qui a couvert et facilité Loue . la retraite de l’armée dont il a fait l’arrière-garde. Cela se glie et nl porte dans les cafés, l’on a mème fait des placards, et narche L comme tout cela se fait sans connaissance des auteurs, ler gé- À que l'on n'ignore pourtant pas mais que l'on ne peut Lahn, 4 prouver, il en résulte une clameur contre vous. Je n’y suis | coûtg 46 pas épargné et l'on y dit que la rancune que je garde a ville 4 contre M. de Broglie à cause Ge tout ce qui s'est passé en ière le 4 Bohème et à Prague, est la cause que j'ai empêché qu'il otéger 2 à ne fût maréchal de France et qu’ilne commandät l’armée, omber po et de là on continue tout ce que vous pouvez imaginer de des ct ai plus insolent, »

1hayn, Je La Dauphine, fille du roi de Pologne, en corresponrendit r.] dance réglée avec le comte de Broglie, ancien ambassaelques deur que nous avons vu à l’œuvre à Dresde et à Varsovie, avait épousé ouvertement la cause du duc. Belleisle, au es qui # contraire, avait pris avec chaleur la défense du général :ompte E malheureux; nous empruntons à sa lettre un exposé comour, le L plet des incidents survenus : « J'avais fait lire cet ordre du elle de be | 31 juillet (l'ordre pour la bataille de Minden) à M. le Daues par | phin en particulier, ainsi qu'au maréchal d'Estrées, à M. de et par Re Soubise et à M. de Choiseul. Vos dispositions ont eu l'apmême a. | prebation générale, et M. le maréchal d'Estrées a dit avec si con- “1 la franchise que vous luy connaissez qu'il se ferait grand Ritiré à D honneur d’en avoir fait de pareilles... Je ne vous rendrai ; e, très pas ici le discours que j'ai tenu au Roy après cette lecissé de ture; j'ai parlé au moins une bonne demi-heure avec orres- \ toute la force, l'onction et la tendresse (j'ose me servir de roglie ce terme) que j'ai pour le Roy. Je crois n'avoir rien urent 4 omis, ef je puis vous dire que j'ai ému tout le conseil, dont | tous les membres m'ont embrassé quand nous en sommes es de là

sortis. J'ai supplié le Roy de trouver bon que je ne fusse emagne, .… pas le juge d'une question où il s agissait de M. le duc de Broglie dans la prévention où pouvait être le public, qu'v

ayant deux maréchaux de France dans le conseil, il était tout naturel de charger M. le maréchal d’Estrées, qui est l'ancien, de voir tout cela par luy-même; qu'il était bien difficile à Versailles d'approfondir la conduite et les intrigues, Que quant au fait principal, il était entièrement contre M. de Broglie, qui avait eu ordre d'attaquer et n’en avait rien fait, d'où était néanmoins résulté la perte de la bataille, L'article sur lequel j'ai le plus appuyé, est l’impossibilité que qui que ce soit puisse aujourd’huy commander une armée avec la tolérance des propos, des écritures, des intrigues et des cabaies; qu'il fallait que le général, quel qu'il fût, füt non seulement le maitre absolu sur tous ceux qui sont dans son armée, mais aussi qu'il 1ût assuré de toute la confiance du Roy, et d’être soutenu de toute son autorité, C'est sur cet article, où j'ose dire que je n’ai rien oublié, que j'ai fait impression, » Après un débat où les deux maréchaux membres du Conseil, d'Estrées et Soubise, se prononcèrent dans le mème sens que le ministre, il fut décidé que le premier irait à l'armée sous prétext: des plans à adopter pour la fin de la saison, et pour « les concilier avec la politique et avec le projet maritime qui subsiste toujours et qui affaiblira votre armée au moins de 2% bataillons, quand vous aurez fini votre campagne. » Pour le public, « il sera donc dit, comme cela est en effet, que le Roy envoye M. le maréchal d’Estrées s’aboucher avec vous pour concerter les opérations de tout le reste de la campagne, ce qui serait trop long et presque impossible à faire par écrit. Cela satisfera les cours de Vienne et de Russie, et produira, je crois, un très grand bien, en ce qu'il aura ordre de dire à toute l’armée l'estime et la confiance que le Roy à en vous, et il prêchera mieux que tout autre contre les intrigues et les cabales des écrivains. » Belleisle termine sa lettre à Contades par quelques mots sur le compte de Broglie, où son antipathie personnelle lutte avec le loyal désir de tout subordonner à l'intérêt

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