‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 325 sur 361 · ÉVALUATION DES FORCES RESPECTIVES · texte numérisé non relu

ÉVALUATION DES FORCES RESPECTIVES

et de la Silésie, on arrive à un total que Mitchell évalue (1) en chiffes ronds à 200.000 combattants. D'après l'envoyé britannique, ces troupes, surtout la cavalerie, étaient en très bon état, et contrastaient favorablement, au point de vue de la discipline, du physique et de la tenue, avec l’armée qui avait pris part à la campagne de 1758.

Aux masses prussiennes, comparons celles des puissances alliées directement engagées contre elles. Les Autrichiens avaient en ligne environ (2) 160.000 baïonrettes et sabres, répartis de la manière suivante : Sur les contius de la Bohème et de la Silésie 92.000 combattants sous les ordres de Daun et de ses lieutenanis Laudon, Beck et Harsch. Dans la haute Silésie, De Ville tenait tête à Fouqué avec 30.000 hommes. La frontière de Saxe était gardée par les 17.000 soldats de Gemmingen.et d’Arenberg. Enfin, le duc de Deux-Ponts couvrait la Franconie et la Thuringe avec 20.000 Autrichiens et à peu près autant de troupes des Cercles. Les Russes, qui n'avaient pas dépassé la Vistuie, pouvaient être évalués à 60.000 de toutes armes, dont une bonne partie en arrière ; enfin les Suédois, à peine 12.000 en nombre, étaient encore enfermés à Stralsund et dans lie de Rugen. En résumé, quand tout le monde serait dans le rang, les ailiés auraient à leur service un effectif de 250.000 soldats, pour combattre les 139.000 du Roi.

Au cours du printemps, en fait d'événements militaires, à signaler l'incursion du prince Henri en Bohême, la destruction des magasins autrichiens et la marche victorieuse contre l’armée de Deux-Ponts. Une opération du même genre fut confiée à Wobersnow : ce général pénétra en Pologne, et, sans sou”i d’une neutralité d’ailleurs assez mal observée, débuta par l'enlèvement du prince Sulkowsky, qui avait la réputation d'être inféodé à la cause

(1) Mitchell à Holdernesse. Landshut, 4 mai 1759, Musée britannique.

(2) Répartition des troupes autrichiennes, 6 mai 1759, Archives de la Guerre, vol, 3515.

autrichienne; le château de ce seigneur fut cerné, luimême fut interné à Glogau et sa petite troupe incorporée dans l’armée prussienne. Après ce coup d’intimidation, les soldats de Wobersnow parcoururent la Posnanie, s'emparèrent sans coup férir des approvisionnements de vivres et de fourrages que l’intendance russe avait réunis pour les opérations futures, et détruisirent tout ce qu'ils ne purent pas emporter. Du côté autrichien, le général Beck se distingua en capturant la ville de Greifenberg et en faisant prisonnier le bataillon qui y tenait garnison. Entre temps, la mobilisation s’effectuait de part et d’autre, et vers la fin de mars, les armées prussiennes et autrichiennes étaient en présence sur les frontières de la Silésie et de la Saxe. Néanmoins, l’inaction se prolongea pendant les mois d'avril, de mai et une partie de juin. Les Autrichiens attendaient l'entrée en ligne des Russes, auxquels il fallait laisser le temps d'arriver sur l’Oder. Dès le mois de janvier, des pourparlers s'étaient noués à Saint-Pétersbourg (i) pour régler et imposer aux généraux la coopération qui avait si complètement fait défaut dans la campagne précédente. Après quatre mois de correspondanse et de conversation, on se mit d'accord pour désigner les rives de l’Oder, entre Breslau et Glogau, comme point de réunion, et le 18 juillet comme date de la rencontre probable des deux armées. Kaunitz, au courant de mai, écrivit à Fermor, commandant en chef des Russes, une lettre où il insistait sur la nécessité de mettre ses troupes en marche en temps utile, en sorte que le premier échelon, dont l'effectif avait été fixé à 30.000 hommes, fût rendu à Posen pour la fin de mai, et que le reste suivit sans retard. Fermor répondit, le 16 mai, que son

(1) Trotha, Russische Œslereichische Kooperation im Feldzsuge 1759, Hannover, 1888, donne des extraits et l'analyse de la correspondance échangée entre les camps russe et autrichien pendant la campagne.

luiorée 1, les npa- [VP2S pour s ne Beck t en

l'aut aule la ngea juin.

Isses, )der.

loués rénééfaut corpour gau, e de cou-

des ettre pre- 10mreste

son

1759, échan-

Page 1