LES RUSSES OCCUPENT FRANCFORT
a tiers ec'ip d'œil et de la décision sur le terrain, maisil ne tira batail- . pas profit de sa victoire. La fatigue de ses hommes, et Le rôle plus encore le souvenir de Zorndorf, lui servirent d'’ex- AE ÿ cuse pour être resté jusqu’au bout sur la défensive. Quant valent aux Prussiens, à l'exception des cavaliers de Schorlemmer, Fe: qu ils ne furent pas à la hauteur de leur réputation, Frédéric le ne sut pas mauvais gré à Wedell de son échec; peut-être ent avait-il conscience de la part de responsabilité que lui ti valaient des instructions trop impérieuses : « J'avais le ticiels, pressentiment que l'affaire irait mal, écrit-il (1) à la récepk ÿ tion de la nouvelle... il ne faut plus y penser, mais aux ro secours qu'on peut réunir pour reprendre l'affaire à neuf. oS Ge n'est pas votre faute si 1 illes ont laché pied si | ie n’est pas votre faute si les canailles ont lâché pied si re des honteusement. »
AHRONS; .Le 2% juillet, lendemain de la bataille, les Prussiens ge des .ssèrent l’Oder à Tschicherzig, tandis que les Russes email, eu ployèrent la journée à enterrer les morts, à ramasser les esquels blessés et à remettre l’ordre dans les régiments les plus D cada- éprouvés. Le 25, le prince Volkonsky, avec un détachement I Sd de #.000 hommes, s’'empara de Crossen d'où il chassa les rai hussards prussiens et où il trouva des provisions de pain rent à et de farine; le 28, il fut rejoint par le gros de l'armée. On Et jeta aussitôt quelques troupes légères sur la rive gauche ée mal de l'Oder, et on commença à préparer des ponts pour la te sans traversée du fleuve. De Crossen, le général Villebois fut sement envoyé avec 10.000 hommes sur Francfort; le 31, il octusses, cupa la ville sans grande difficulté, fit prisonnier le ba- 0/0 de taillon de milice qui y tenait garnison, et prit possession se dis- à de magasins importants.
nee de | Dès le 29 juillet, les communications avaient été ouverre LE ; tes avec les Autrichiens (2) grâce à l’arrivée d’un officier tra du 3
(1) Frédéric à Wedell. Schmottseifen, 24 juillet 1759. Correspondance politique, XNIII, 445.
(2) Riedesel à Bruhl. Crossen, 29 juillet 1759. Zeitschrift für Kunst, etc. Berlin, 1855.
expédié par Laudon, qui annonçaïit la présence de ce der-
nier à Mvskau avec un corps de 20.000 hommes. Le 31,
nouveau messager (1\ de ce général, venu de Sommerfeld,
et demandant qu’on lui indiquât le point de jonction avec
les Russes. On apprit à cette occasion que le roi de Prusse
était le 29 à Bunzlau; enfin, le soir, on reçut la visite du gé-
néral autrichien Betlem, escorté de 200 hussards, qui con-
firma ces informations. A la réception de ces avis succes-
sifs, Soltikoïï convoqua un conseil de guerre et, sur son
vote conforme, ordonna la marche sur Francfort, qui fut ;
désigné à Laudon comme endroit de réunion des deux ]
ar'nées.
Avant de suivre les Russes dans leur mouvement qui ne fut pas inquiété par l'ennemi, il convient de nous reporter aux quartiers généraux de Daun et de Frédéric. Le feld-maréchal, quoiqu'il eût tout lieu de croire les Rusà ses encore dans les parages de Posen, s'était déterminé, non sans de longues hésitations, à envoyer au-devant d'eux un fort détachement de son armée. Voici en quels termes Montazet rend compte (2) de la décision prise : « Pour moi je ne vois rien de mieux à faire aujourd’hui que ce que M. le Maréchal a résolu. Le voici en quatre mots : 1° Il ne laissera à M. d'Harsch que 15 à 20.000 hommes pour faire la guerre défensive vis-*-vis de Landshut, puisqu'il trouve l'offensive si uif£cile; 2 11 mettra 20.000 hommes en Saxe vis-à-vis de M. le prince Henri, afin de n'avoir aucune inquiétude sur la Bohême, ni sur ses subsistances ; 3° IL a donné des ordres à M. Hadick, pour marcher après-demain avec 35.000 hommes sur }: Bas- Oder vers Crossen, afin de prouver aux Russes l'envie
qu'on a de les seconder et de les engager par là à faire
(1) Riedesel à Bruhl. Crossen, 31 juillet 1759. Zeitschrift für Kunst, etc. Berlin, 1855.
(2) Montazet à Belleisle. Gorlitzheim, 21 juillet 1759. Archives de la Guerre, 3519,
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ent qui nous rerédéric.
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