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LES PRUSSIENS REPOUSSES AU SPITZBERG

ent | Revenu de sa reconnaissance, il ne trouva plus son réginé- 1 ment de tête, les dragons de Meinecke, qui sur une déde charge du canon autrichien avaient fait demi-tour, fut de- blessé et eut quelque peine à se tirer des mains de l’en- ‘at- nemi. Une tentative du mème genre confiée à Puttkammer, lus 1 avec ses hussards, n'eut pas une issue plus favorable et coûta la vie au général.

du 1 C'était du r2ste aux abords du Spitzherg qu'allait se trandu cher le sort d'une action qui, victorieuse au début pour les tet Prussiens, était devenue fort douteuse à cette heure. La HE de | dernière brigade de l'aile gauche, celle du général Rebence LA lisch, la suprème réserve de l’armée royale, venait d’en- | urs L” trer en ligne ; elle eut d'abord quelque succès; le régiment ans de Wied s’avanca en bon ordre à l'assaut du Spitzherg, es, ; mais bientôt il tomba à son tour sous le feu de cette forteles resse naturelle; les hommes s’arrètèrent, les rangs se mélèrent. À ce spectacle, le premier régiment de grenadiers re russes et les Autrichiens de Laudon ne purent se contes le Ê nir, sautèrent par-dessus le parapet, et se précipitèrent la l'a- ° baïonnette en avant et le sabre au poing sur les Prussiens. 1ce L Mal ‘eur en prit, car ils furent ramenés avec perte par la qui À cavalerie, C'est probablement à ce moment que se place ra : l'incident relaté par Gætzen : ce dernier, voyant l'occaes { sion propice, va droit au colonel Massow, commandant les F un régiment de cuirassiers, lui indique l'ennemi en déefe s sordre, et lui intime au nom du Roi l'ordre de charger. ni à L'autre hésite, ne veut pas lancer un ou deux escadrons 15, À isolés, attend que son régiment tout entier ait franchi le les il défile des étangs, “onne ainsi à l'ennemi le temps de renid, $ trer dans ses retranchements, finit par chérger avec son re- L monde au complet, se comporte avec beancoup de brae. 1 voure, échoue comme ses camarades et laisse 200 hom-

mes sur place.

Mais si, avec la brigade Rebentisch, les dernières réserves de Frédéric étaient épuisées, il n'en était pas de même

at-

de celles de son adversaire. Les grenadiers dont nous venons de raconter la sortie et la défaite appartenaient à la brigade Volkonski, de la division Fermor. Ces troupes furent successivement renforcées de tous les régiments de Villebois et Fermor jusqu'alors affectés à la garde du Jul denberg, du Falkensteinberg, et de la courtine internu) médiaire ; Soltikoff, complètement rassuré sur sa droite, en disposa pour repousser les efforts désespérés des Prussiens, et pour prendre contre eux l'offensive. Déjà Laudon avait projeté une attaque de flanc contre la cavalerie prussienne, que des échecs répétés avaient ébranlée; il appela à lui le général Caramelli et deux régiments de dragons, demeurés jusqu'alors dans la plaine près du Rothes Vorwerk, les fit déboucher dans la clairière entre l’enceinie de l’est et la forêt; à ces cavaliers se joignit le général russe Gaugraben, avec les cuirassiers du prince héritier, que nous avons vu se distinguer à Paltzig, des dragons, et des grenadiers à cheval. Laudon se mit à leur tête, se jeta sur les escadrons prussiens, que commandait, depuis la blessure des deux premiers chefs, le général Platen, fut refoulé par le feu du Seydlitzhberg et du Blankensee, revint à la | rescousse, et finit par l'emporter. La déroute fut complète ; 1 la cavalerie royale disparut du champ de bataille, et, 1 bousculant tout sur son passage, alla se réfugier dans les bois et de l’autre côté du Hühner Fliess. Cette première manche gagnée, Laudon se retourna contre l'infanterie, qui faisait encore le coup de fusil aux abords de Kunersdorf, la fit charger, lui infligea de grosses pertes et la rejeta au delà du village.

L'aile gauche de l’aïmée royale était battue: restaient la droite et le corps de Finck, dont les effectifs réduits par le feu et la fatigue se cramponnaient au versant ouest du r- Tiefe Weg et du plateau qui succède à la dépression de Kunersdorf. Frédéric er ses généraux firent tout au moude pour entrainer leurs hommes à un dernier assaut; le 21 qui

orne

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