PLAN D'ATTAQUE DE FRÉDÉRIC
naître (1) l'ennemi. L’extrème droite des Autrichiens s’étendait au delà de Krechor; elle était couverte par des avant-postes de Croates installés dans les vergers et les cimetières de ce village (2), et s’appuyait sur le petit bois de chênes en arrière de Krechor, que les Prussiens ne pouvaient découvrir de Slati Slunze et qui fut d'une srande utilité pour la défense. Une nombreuse cavalerie, sous les ordres de Nadasdy, était à cheval sur la chaussée et barrait les abords de Kolin. L'aile droite et le centre de l’armée de Daun s’alignaient sur la crête qui court de Krechor jusqu’à la butte de Mckryles; la gauche atteisnaïit les villages de Hradenin et de Pobor; un gros de cavalerie se tenait dans la plaine de Chocenitz, et des batteries puissantes sur les hauteurs balayaient les approches. Dans son ensemble, la position paraissait admirablement choisie pour faire valoir les qualités de résistance des soldats de Marie-Thérèse. Un assaut direct contre un adversaire supérieur, muni d’une forte artillerie et protégé par la nature du terrain, n'offrait pas de chances de succès. À gauche au contraire, une attaque de flanc, secondée par la cavalerie qui pouvait manœuvrer de ce côté, devait réussir. Fondre sur les escadrons ennemis qu'on voyait sur la route, les rejeter au loin, lancer la vauche prussienne sur Krechor, puis, ce point emporté,
déboucher en avant de manière à tourner la droite des Autrichiens, les refouler sur le corps de bataille, com-
penser l'infériorité numérique par la concentration des
forces disponibles sur un seul point de la ligre opposée,
était unc opération qui devait entrainer le gain de la jour-
née, et provoquer sinon la déroute, tout au moins la retraite du maréchal Daun. Le mouvement de la gauche
(1) Voir , ur le récit de la bataille Kutzen, Der Tag von Kolin. Breslau
+860. C'est 1 : résumé impartial de tous les ouvrages militaires sur l’action. (2) Krecho, possède deux cimetières, l’un catholique autour de l’église, l'autre protestant à faible distance du premier.
Ca
cree D in ES
Le
Ke à 1:24 ; F1 H j # 0 F:
étant le pivot de l’action, la droite prussienne serait refusée et se bornerait à observer, et au besoin à contenir la gauche des Autrichiens. Tel fut le projet arrêté par le Roi et aussitôt transmis à ses généraux avec les détails d'exécution.
Ziethen avec 100 escadrons se porterait en avant, à gauche; la moitié de ce corps suffirait pour chasser Nadasdv de la route; l’autre moitié restée en réserve appuierait l'infanterie. Hulsen, avec 7 bataillons de l'avant-garde et k canons flanqués de 5 escadrons de dragons, devait se rendre maître de Krechor. Aussitôt cette position conquise, Ziethen, rassemblant toute sa cavalerie à l'abri du village, s’attaquerait au gros des cavaliers autrichiens et en aurait sans doute raison. La gauche de l’armée royale, sous les ordres du prince Maurice de Dessau, suivrait le mouvement de Hulsen à une distance de 1,000 pas, soutiendrait ce général et ne s’engagerait que quand elle se trouverait à sa hauteur et derrière lui. Quant au centre et à la droite, ils se maintiendraient au delà de la chaussée et ne prendraient part au combat que sur un ordre formel du Roi.
Pour ouvrir le feu, il fallut attendre l’arrivée des colonnes en marche; pendant cette halte qui coïncidait avec les moments les plus chauds d'une journée torride, il y eut une sorte de trêve d'armes ; séparés à peine de 1,300 mètres, les soldats des deux nations passèrent plus de deux heures au repos, s’envisageant les uns les autres sans échanger un coup de fusil. Daun, qui des hauteurs derrière Chocenitz ne perdait pas un mouvement des Prussiens, tout en prenant quelques précautions pour renforcer sa droite, crut d’abord à une attaque de son centre; ct puis de l'inaction de son adversaire conclut à une remise de l'affaire. D'après quelques récits (1) ce fut un offi-
(1) Cogniazo, Gesländnisse eines oestreichischen Veterans, vol. II, p. 318.
la Guerre a iré des récj
cier.
maré Quel déjà pas, pour batter villag
la cav Radow dans 1 impéri deux 1 logue, heure, Slati S dans ur de souti ment d que lui bouche en obse général foula les nitz, ma le bois, 4 rière de Entre étrange prince M
(1) L'empl truction.
(2) Voir,