‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 273 sur 385 · MÜNCHHAUSEN ENVOYE EN HANOVRE · texte numérisé non relu

MÜNCHHAUSEN ENVOYE EN HANOVRE

semblable que le conseil de régence se prononçat dans ‘e sens. D'autre part, maintenir le statu quo, respecter la convention, c'était renoncer aux subsides anglais, indispensables pour la conservation de l'armée.

Pour sortir de cette impasse, George se décida à envoyer à Stade son serviteur éprouvé le baron Münchhausen, avec mission de se rendre compte de l’état des troupes, de stimuler le ministère électoral, d'étudier la solution. D'après ie dire du Roi à Newcastle (1), il emportait l'ordre formel de dénoncer l'armistice, sauf dans le cas où le roi de Prusse aurait traité pour son propre compte ou aurait été battu par les Français. Le sceptique Hardwicke (2) ne croit pas au succès du messager royal qui se heurtera à la résistance des hommes d'État du Hanovre : « Le voyage d'hiver que va entreprendre notre ami Münchhausen le tuera peut-être, pauvre homme, mais ne changera pas l'opinion de ses collègues. Sa conversion me semble plus probable que la leur. »

Cependant l'influence du vieil ami de George II ne dut pas être étrangère aux résolutions que nous trouvons exposées dans une lettre du Président (3) à Cumberland, qui, malgré sa disgrâce, continuait à s'intéresser aux affaires du Hanovre. L'écrivain se prononcerait volontiers pour la reprise des hostilités, justifiée par les vexations des Francais, mais il craint les représailles qu'exerceraient ces derniers. Avant tout il faudrait se concerter avec le roi de Prusse, « mais l'assurance qu'on en aura ne suffira pas, il faudra être assuré aussi qu'il est en état et en force pour exécuter ce qu'il voudrait; il faudra avec cela quelque événement heureux qui fasse jour et qui assure le résultat de l’entreprise. Pour tirer les choses au clair avec le roi

(1) Newcastle à Hardwicke, 23 octobre 1757. Newcastle Papers.

(*) Hardwicke à Newcastle, 24 octobre 1757. Newcastle Papers.

(3) Président Münchhausen à Cumberland, Stade, 6 novembre 1757. Newcastle Papers.

de Prusse, nous n'avons pas seulement écrit à M. Mitchell! mais envoyé aussi vers Sa Majesté prussienne M. le major général comte de Schulenburg. Les avis que nous avons donnés invariablement au Roi portent qu'il faut tâcher de laisser les choses en suspens, par rapport à la convention, et l’armée en état de service et jointe, afin de pouvoir recommencer les opérations dès qu'on se sera solidement concerté avec le roi de Prusse, et trouvera l'heure du berger. »

Au moment où Münchhausen traçait ces lignes, l'heureux événement qu'il espérait sans trop l’attendre venait de se produire. La victoire remportée à Rossbach par Frédéric sur le corps de Soubise et l’armée des Cercles, mit fin aux hésitations du conseil de régence du Hanovre. Le concours du roi de Prusse était acquis; il permettait de recommencer sans trop de dangers les hostilités: d'ail >urs les ordres du Roi Électeur avaient prévu cette éventualité; ils étaient formels et on ne songea pas à s'y dérober. Que la rupture d’une convention, dont le principe n'avait jamais été contesté et qui avait recu un commencement d'exécution, donnât lieu à des accusations de mauvaise foi et à des récriminations violentes, c'était possible, même probable; on les supporterait le cœur léger, on y répondrait au besoin; l'essentiel était de réussir. La maxime « la force prime lé droit » était au dix-huilième siècle d'application aussi courante que de nos jours.

SOUBI AU VER

Pou seven, res do l'été d vaine le princ tir de | s'étaien progrès rencont le soin à-dire v du Brur poursui\

chure de ets'avan du maré franchir

Après sailles, o 24,000 h.

troupes d

Page 1