‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 281 sur 385 · MARCHE SUR HALBERSTADT · texte numérisé non relu

MARCHE SUR HALBERSTADT

porter le 29 avec un gros corps de cavalerie et de grenadiers sur Halbersiadt, I y à apparence que ce mouvement fera reculer le prince Ferdinand de Brunswick et me rendra une seconde fois maitre du pays d'Halberstadt, La saison me parait bien avancée pour pouvoir me flatter d'y tenir longtemps campagne. Cependant je tacherai d'y rester assez longtemps pour en retirer les grains ct fourrages dont nous manquons ici, et ce qui me décidera encore à m'y soutenir c'est l'utilité dont nous pourrons vous être... J'imagine que vos opérations ont pour objet désormais l'établissement de vos quartiers d'hiver, c'est sur quoi je pense qu'il faudra noùs concerter. »

Avant de se mettre en route, le maréchal eut à sévir contre un officier général qui avait dépassé les bornes de l'insubordination tolérée dans l'armée. M. de Voyer, qui commandait l'avant-garde à Osterwick, n'avait pas voulu exécuter dans l'obscurité sa retraite sur Wolfenbuttel ; il tit filer ses équipages et résolut de passer la nuit au bivouac avec ses troupes, tant infanterie que cavalerie ; le lendemain matin il fut très surpris de ne plus voir cette dernière. Voici d’ailleurs en quels termes Richelieu rend compte (1) de cet incident caractéristique : « on chercha vainement ce qu'elle (la cavalerie) était devenue ; on apprit qu'elle était partie et allée même jusqu'à Wolfenbuttel; on remarqua sur cela un peu de consternation dans le soldat qui n'aime pas à passer des plaines sans cavalerie. M. de Rochambeau qui était à la tête de l'infanterie, ainsi que M. de Voyer, prirent fort bien leur parti d'avoir l'air de ne pas s'en soucier; ils firent battre aux champs et inspirèrent par leur exemple de la gaieté et de la confiance. Mais vous croyez bien, Monsieur, que je trouvai cette manœuvre aussi mauvaise qu'elle l'était et d'une conséquence bien dangereuse à la face d'une

(1) Richelieu au ministre. Wolfenbuttel, 24 septembre 1757. Archives de la Guerre,

bi ee. lie Viande er ms an 2 JE dut ous Tete Se SE dr Ï

armée aussi mal disciplinée sur l'impunité, et ai voulu l’approfondir contradictoirement tout haut devant tous les officiers entre M. de Voyer et M. de Soyecourt qui commandait cette cavalerie. » L’enquète démontra là culpabilité de ce dernier qui fut mis aux arrêts de rigueur. Avec de tels modèles, il n'est pas surprenant que le désordre ait fait des progrès rapides dans les rangs inférieurs. Le sénéral en chef en cite un autre specimen : « Je ne puis m'empècher, pendant que ïe suis en train, de vous parler encore d’une gentillesse arrivée à une estafcette que j'envoyais de Brunswick porter un ordre très pressé à M. de Voyer, lequel fut arrèté en chemin par un officier qui le jeta en bas de son cheval, et emmena le cheval, et laissa l’homme à pied sur le chemin, sans s'embarrasser de ce qu'il deviendrait, ni le paquet dont il était chargé. Je ne finirais pas si Je vous disais toutes les choses de cette espèce qui arrivent tous les jours. »

La grande armée parvint à Halberstadt le 29 septembre. Tous, officiers et soldats, Richelieu le premier. considéraient cette ville comme leur dernière étape. « Je regarde Halberstadt, écrivait ie maréchal (1) dans un billet personnel, comme la terre promise où la nécessité me force de recourir... Je vous prie de penser qu'il faudra entrer en quartier d'hiver tout au plus tôt pour conserver l’armée pour l’année prochaine: huit jours de pluie et du froid de ce pays-ri fait périr un nombre infini de soldats. » L'entrée dans la ville se fit sans opposition du prince Ferdinand qui battit en retraite devant la supériorité des envahisseurs, non sans emmener le nlus de vivres, de voitures et de recrues qu'il put. De la contrée traversée Richelieu fait la description suivante (2) : « C'est un pays de plaines comme la Beauce, d'une abondance

(1) Richelieu à Paulmy. Achem, 26 septembre 1757. Archives de la Guerre. (2) Richelieu à Paulmy. Halberstadt, 29 septembre 1757. Archives de la Guerre.

chaine son an se réte besoin hevre.

nécess] A V souten:

au déb acquis, ritoires

(1) Ricl de Richel.

ilu Jus qui la rique nes en :

, de ette essé Cier 1, et Sser rgé.

s de

temcon- « Je S un écesqu'il pour s de Sn osiat la s de btrée ‘est nce

erre, de la

de Richelieu.

Page 1