‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 385 sur 385 · EE RO · texte numérisé non relu

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avaient été signalés par les succès de d'Estrées et de Richelieu, par la capitulation des Hanovriens et de leurs auxiliaires; mais la longue inaction d'Halberstadt, les hésitations de la cour au sujet de la convention de Closter Seven, avaient compromis ces avantages. Au commencement de 1758, les confédérés recrutés, réorganisés, conduits par un nouveau chef, menacaient les quartiers francais éparpillés depuis le Rhin jusqu'à Hanovre. Serait-il possible de se maintenir sur l'Ocker et la Leine”? D'après les rapports de l'armée, cela paraissait bien douteux et, faute de magasins et de places d'appui, une défaite au delà du Weser devrait entrainer une retraite jusqu'au Rhin. Quant à Soubise et l'armée des Cercles, un engagement de deux heures avait suffi pour les mettre en déroute et pour les rejeter les uns en Hesse, les autres en Franconie.

A vrai dire, d'hostilités sérieuses il n'y en avait eu qu’entre les Autrichiens et les Prussiens; huit mois de campagne sans trêve ni repos, quatre batailles rangées, :un nombre énorme de morts et blessés prouvaient l'opiniâtreté de la lutte, l'acharnement des combattants. Mais si la gloire était égale, si les victoires de Kolin et de Breslau répondaient aux malheurs de Prague et de Lenthen, le dernier mot était resté à Frédéric. Après avoir entrevu dès les premiers jours le triomphe final, après avoir goûté l’amertume d'échecs successifs qui à tout autre eussent paru décisifs, 1l s'était redressé par un dernier eitort héroique, avait chassé l'ennemi de son territoire, et lui avait infligé des coups dont il semblait impossible que celui-ci püt se relever en temps utile. De tout le terrain gagné, de la Siiésie un moment reconquise, seule la forteresse de Schweidnitz était encore aux mains de l'Impératrice ; mais de l'armée nécessaire pour la secourir il ne survivait que les débris réfugiés en Bohème. La bataille de Rossbach avait bien changé la face des choses; mais mème après ce succès la situation de la Prusse demeurait des plus criti-

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ques; la défaite de Bevern aggrava encore les affaires du Roi. Sans la victoire de Leuthen, l'avantage était acquis aux Autrichiens maitres de la plus grande partie de la Silésie et des places les plus importantes de la province. Le soir du 5 décembre la balance était rétablie au profit de Frédéric. Pour obtenir ce résultat, il déplova la fermeté inébranlable, le sang-froid à toute épreuve, l'appréciation saine des événements et de leurs causes, la connaissance des hommes et la décision prompte et sûre qui furent les caractéristiques de son génie. Ces qualités lui ont valu l'admiration des contemporains; elles justüifient le culte voué par ses compatriotes à celui qu'ils considèrent à juste titre comme le créateur, le sauveur de la grandeur de leur patrie. |

Si les actions militaires de la Prusse ctaient en hausse, il en était de même de ses affaires politiques: les événements de l'automne de 1757 avaient singulièrement resserré les liens de l'alliance jusqu'alors fragile qui unissait Frédéric à la Grande-Bretagne et ax princes protestants du nord de l'Allemagne. Cette unie: , fort compromise au lendemain de Closter Seven, avait été remise sur pied par les succès de Rossbach et de Leuthen. En février 1758 elle était devenue plus intime que jamais, et allait se traduire par un traité de subsides en faveur de la Prusse et par l'abandon de toute idée de négociation particulière pour le Hanovre. De leur côté, le duc de Brunswick et le landgrave de Hesse, rassurés sur l'exécution des conventions linancières passées avec l'Angleterre, avaient définitivement rattaché leur sort à celni de leurs puissants associés.

Entre la France et l'Autriche au contraire, la lune de miel qui avait suivi la conclusion du traité secret et les victoires de l'été, avait fait place à une période d'épreuves et de méfiance. Sans doute, grâce aux explications fournies, grâce surtout à l'attitude et à la volonté des deux souverains, l'accord un instant ébranlé avait été ré-

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tabli; mais cette réconciliation, dont la sincérité ne pouvait faire oublier les débats qui l'avaient précédée, contenait, comme tout arrangement de ce genre, les germes de nouveaux dissentiments; il était À craindre que les blessures causées par les griefs récents et les reproches échangés, ne se rouvrissent sous l'influence des événements. Néanmoins, quels que fussent les soucis des deux cours pour l'avenir et les réserves mentales des ministres responsables, on s'était engagé de part et d'autre pour une autre campagne. M. ‘ie-Thérèse et Louis XV étaient bien résolus à tenter la fortune des armes et à s'interdire, au moins pour l'année 1758, toute idée de pacification. La politique avait fait son œuvre; la parole allait être de nouveau rendue au militaire.

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roches TABLE DES MATIÈRES

svénes deux Perse nistres ) pour itaient l'axos, : PaérAct Dee AN a ee SEE à Re 0 dar re dress I rdire, Cuarirue L. Invasion de br Saxe, Capitulation des Savons, ‘ation. Rupture entre la France et de fai Prusse iii. ire, l tre de Cuarerree FE Néuoeiations à Paris et à Vienne. PR DS CuaerrRe M -e Névociations avec FAutriche et a Hussie. Conflit avec le parlement. Conclusion du traité offensif de Versailles... HR ne dde a en CR de tes 107 Currie PV. Négoctations entre F\ngleterre et la Prusse. Neutraité du Hanovre, \tthitude des puissinees CUPOpPOeHNes im Cure Ve Événements d'Amérique en 6. Prise 'Osweso ot de William Henri par Mentbéalnn ss ss. 217 Curie Ne Cunpagne de Bohème, Battle de Praune. JS Curie VIE atulle de Kolin 22 Evacuation de li Bohème par LES D ONE TU RTE dan SAS Ds Toul 591 Curie VI ee Campagne de Westphalie. 2 Bataille d'Hasten- LITATE MORE Me SE ee D RO RE ER GS RES SET A sl DN0 Currie IX Conquête du Hanovre. = Convention de Closter SUEA LE LR RE [me É CuarirRe X. Soubise en Fhurimce, — Richelieu à Halberstadt.. Les Autrichiens en Nilésie, Campagne des Russes. — Ouvertures pacitiques de Frédérie iii ou ueueescee où CHarirRE NT. — Expédidon de Hadik. Bataille de Rossbacth, Rupture de fr Convention de Closter Seven sisi 606 Cuarrrne XIE — Cunpagne de Silésie, Batailles de Breslau et de Leuthen. Tendances pacitiques de Bernie ONU

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