‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 5)Chapitre 74 sur 385 · New · texte numérisé non relu

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Brühl combien le roi George Il est fâché de l'obligation où s'est trouvé le roi de Prusse de prendre l'offensive contre l'Impératrice-Reine; mais en même temps le Roi considère comme si justes les raisons qui ont amené Sa Majesté prussienne à agir ainsi, qu'il ne peut les désapprouver. Sa Majesté voit avec peine que le roi de Pologne est entainé dans un malheur créé par la nécessité; Sa Majesté conseille très sérieusement à la cour de Saxe de tenir une conduite qui engagera le roi de Prusse à continuer à son égard la modération dont il a fait profession jusqu'à présent. Elle, de son côté, ne manquera pas de faire des représentations à la cour de Berlin, en vue d'en gager'le roi de Prusse à apprécier à sa juste valeur l'amitié du roi de Pologne, et à prouver au monde que son action n'est pas inspirée par l'ambition, et que sa prise d'armes lui a été imposée par la nécessité. » IL était difficile de sermonner plus sèchement un solliciteur dont on ne pouvait nier les griefs, mais dont les plaintes devenaient importunes.

Le baron de Münchhaus , représentant à Londres du ministère hanovrien, fut le seul qui montra quelque svmpathie pour la cour de Saxe; il concut l'idée ingénieuse de réconcilier les rois de Prusse et de Pologne, en prenant à la solde anglaise et en affectant à la défense du Hanovre les troupes saxonnes enfermées dans le camp de Pirna. Newcastle goûta fort la proposition (1), la soumit à son ami le chancelier Hardwicke, puis avec. sa légèreté habituelle n'y pensa plus.

Pendant qu'on hésitait à Londres, les événements marchaient en Saxe et en Bohème. On recut bientôt à la cour anglaise le récit de la bataille de Lowositz, dans lequel Frédéric avait fort exagéré l'importance de son succès. A cette occasion, Newcastle rend compte de ses propres

(1) Newcastle à Hardwicke, 21 septembre 1756. Newcastle Papers.

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